Parentalité positive

Comment j’ai décidé de devenir un parent bienveillant?

Comment j’ai décidé de devenir un parent bienveillant? Aujourd’hui j’ai envie de partager mon retour d’expérience. J’aimerais parler aussi de mes motivations. Ceux qui me suivent savent que je suis avant tout un beau-père depuis plus de 3 ans. Avec Clarence (9 ans), ça se passe maintenant souvent très bien ! On partage des moments de complicité, on communique, on rigole Tout ceci de manière bienveillante et empathique. Mais ça n’a pas toujours été facile et je suis devenu beau-père sans vraiment être préparé. C’est comme si je me retrouvais dans un nouveau pays du jour au lendemain sans vraiment parler la langue locale

Devenir un parent bienveillant
Devenir un parent bienveillant

Pour en savoir plus sur parentalité positive et bienveillante vous pouvez consulter l’un des nombreux articles ici.

75% des enfants entre 2 et 4 ans dans le monde sont victimes de violence par les personnes responsables d’eux. Ces chiffres issus d’une étude de l’UNICEF (octobre 2017) montrent qu’il est encore commun d’éduquer par la violence. Les violences physiques commencent dès 12 mois pour 60% des enfants : gifle, fessée, tirage d’oreilles, etc.

Du coup, pour avoir eu moi-même une enfance assez stricte, j’aimerais parler de mon parcours :

  • L’éducation que j’ai reçue.

  • La découverte d’une nouvelle façon de faire (Merci Amandine ❤)

  • Nos liens bienveillants et respectueux avec Clarence.

  • Quelques astuces qu’on utilise pour être plus zen ensemble.

L’environnement dans lequel j’ai grandi

Mes parents ont toujours été très aimants. Ma mère se souciait toujours de savoir si on avait ce dont on avait besoin. Par contre, c’était strict (sans rentrer dans les détails, chez nous c’était souvent “Une bêtise = un coup”). Avec mes 2 frères, on a eu une éducation autoritaire, basée sur la peur. On savait qu’une bêtise aboutissait souvent à des violences. Aujourd’hui je n’en veux pas à mes parents et je trouve que je m’en sors bien. Du coup, naturellement j’imaginais qu’avec mes enfants je serai autoritaire (aimant mais autoritaire). C’était la seule éducation possible pour moi puisque c’était la seule que je connaissais.

On a eu une éducation autoritaire.

Une nouvelle façon de voir les choses

Puis j’ai rencontré Amandine et Clarence. Ma Chérie était tellement bienveillante et sa façon de faire était tellement différente de la mienne. Les petites crises que tout parent a connues, elle les gérait sans violence. Parfois ça prenait plus de temps mais j’étais obligé d’avouer que ça fonctionnait super efficacement alors qu’à l’époque, dans la même situation j’aurais réagi bien différemment. Finalement après plus de 3 ans à vivre ensemble, c’est devenu normal. En apprenant qu’on appliquait déjà des principes de parentalité positive et bienveillante, j’ai voulu en savoir plus et devenir vraiment bienveillant dans ma parentalité.

Sa façon de faire était tellement différente de la mienne

Être bienveillant et empathique

Aujourd’hui avec Clarence on a trouvé nos marques ! On rigole énormément avec Amandine, on est le plus possible bienveillant et respectueux. On essaye d’écouter au maximum ce qu’il a à dire et on prend en compte son avis. Ça permet de mieux fonctionner, d’éviter les rapports de force. Finalement, même si on ne peut pas faire tout ce qui fait plaisir à tout le monde en même temps et même si les enfants demandent parfois milles choses, rien que de s’écouter chacun et d’en parler, ça apaise.

Rien que de s’écouter chacun et d’en parler, ça apaise.

Quelques méthodes qu’on utilise

Voici des exemples de méthode de parent bienveillant qu’on a intégré à notre quotidien :

  • Méthode 1 : Une méthode fondamentale pour nous et qui marche vraiment : l’écoute bienveillante. Quoi qu’il ait à dire, on écoute Clarence sans le stopper, sans nier ce qu’il ressent ni le freiner dans son élan et son imagination.

    Exemple
    :
    – Clarence dit “Plus tard j’ai envie d’être youtubeur!”
    – Ok, pour un parent, c’est tentant de dire “Non mais c’est pas un métier. Puis y’a que 1% des gens qui arrivent à en vivre. En plus faudrait déjà savoir faire des montages vidéos…”
    – et là j’imagine déjà sa réaction “Non mais si c’est possible, regarde Cyprien et Norman, suffit de faire comme eux, …”
    – Finalement nous on préfère lui dire “Ok, c’est intéressant” “Qu’est-ce que te plairait dans le métier de youtubeur?” “Est-ce que tu veux qu’on essaie de faire une vidéo ?” Puis on essaye de faire en sorte qu’il s’interroge sur ce qui est possible ou plus difficile.

  • Méthode 2 : on écoute les envies de chacun et on donne le choix. Parfois (même en tant qu’adultes) on a juste besoin de parler de ce qu’on aimerait. Ça veut pas dire qu’on veut aller tout de suite au spa, ou prendre le premier vol pour les plages du Mexique mais encore une fois ça fait simplement du bien de rêver

    Exemple
    :
    – Si Clarence nous dit “J’aimerais trop aller à Disneyland samedi!” mais que ce n’est pas possible.
    – On peut lui demander “Qu’est-ce qui te plairait en allant là-bas?” “Et quoi d’autre te plairait?”
    – On peut aussi proposer ce qui nous ferait plaisir “Nous on adorerait aller pique-niquer au parc ou regarder un dessin animé en famille”.
    – Clarence dirait “J’aimerais bien faire des muffins aussi”.
    – Et en étant bienveillant, on peut proposer quelque chose qui plaît à tous : “Du coup Clarence, samedi ça te dit de faire des muffins et de manger au parc? Où tu préfères les muffins et regarder un film ensemble?”

Il y a toujours de la place pour du progrès

Finalement, je voulais juste dire que peu importe notre enfance, il y a toujours de la place pour du progrès. On essaye tous de donner le meilleur, d’être bienveillants. Pour nous c’est la parentalité positive qui fonctionne le mieux pour le moment et on sent qu’il est heureux comme ça (du coup nous aussi ) J’espère que ce retour d’expérience vous a plu et qu’il vous sera utile.

Pour des astuces de parent bienveillant complémentaires, n’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter. Vous recevrez dès maintenant un guide offert, en plus d’être prévenu des futurs articles et de découvrir les meilleurs conseils que je trouverai

Et pour une communication bienveillante, je recommande toujours l’article sur Faber et Mazlish. C’est devenu un vrai mémo pour moi !

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2 réflexions au sujet de “Comment j’ai décidé de devenir un parent bienveillant?”

  1. Un parcours intéressant ! J’aime le fait que c’est le fait d’être témoin d’une autre manière de faire qui t’a encouragé à appliquer la parentalité bienveillante. En ce sens, ton rôle de beau-père t’a aidé, car tu as dû t’adapter un mode d’éducation existant, et y trouver ta place…
    Intéressant également de voir que les lectures viennent chez toi après l’expérience, moi qui ai suivi le chemin inverse !

    1. Effectivement, j’étais obligé de constater que ça fonctionnait bien ! Et là ça fait presque 4 ans qu’on fonctionne tous les 3 comme ça et c’est énorme de voir qu’on peut fonctionner sans se crier les uns sur les autres, sans chantages, sans fessées, etc.

      Ça m’a donné envie de transmettre ces nouvelles idées à mon tour 🙂 De la même manière que ma fiancée m’a montrer sa façon de faire !

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