Faber et Mazlish
Livres, Parentalité positive

Résumé de livre (11/12) : Parler pour que les enfants écoutent – Faber et Mazlish

Faber et Mazlish : parler pour que les enfants écoutent
Faber et Mazlish : parler pour que les enfants écoutent

Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent : Le grand classique de Faber et Mazlish. Ce livre est une RÉFÉRENCE et quand on a fini de le lire on comprend pourquoi ! Après avoir lu 11 livres de suite en 11 semaines pour mon défi, je classe celui-ci facilement dans le Top 3 (vous pouvez consulter la liste ici). Ce livre est tellement expliqué simplement, tellement illustré et tellement pratique (mises en situation, exercices, témoignages d’ateliers, …) que l’on est triste de le finir (après bien sûr il faut passer à la pratique, on en parlera dans la suite) !


Faber et Mazlish : Parler pour que les enfants écoutent

Ce livre est donc écrit par Adèle Faber et Elaine Mazlish, auteures de plusieurs best-sellers et dont le mentor Haïm Ginott est lui-même reconnu par tous dans le domaine de la communication enfants/parents.

Pour compléter cet article, vous aimeriez peut-être lire :
Le TOP 10 des besoins fondamentaux de nos enfants
Comment pensent les enfants VS comment pensent les parents

Parler pour que les enfants écoutent

J’ai déjà eu le plaisir de résumer plusieurs livres mais celui-ci reste l’un de mes préférés. Je suis heureux de vous en fournir un résumé et espère que cela vous sera aussi utile qu’à moi.

Dans ce résumé, on parlera de :

  1. Comment aider les enfants avec leurs sentiments
  2. Comment susciter la coopération.
  3. Comment remplacer les punitions (et pourquoi)
  4. Comment encourager l’autonomie.
  5. Comment utiliser les compliments.

Allez, c’est parti pour ce résumé qui est un condensé de conseils bienveillants.

1. Aider les enfants aux prises avec leurs sentiments

Accueillir les sentiments
Accueillir les sentiments

Chapitre un : première partie

Les auteures parlent de leurs propres expériences et leur propre changement vers une meilleure communication avec leur enfant :

  • 1er constat : le sentiment des enfants est directement lié à leur comportement; quand les enfants se sentent bien, ils se comportent bien. Donc comment les aider à mieux se sentir?

Quand les enfants se sentent bien, ils se comportent bien.

  • 2ème constat : les parents sont souvent dans la négation des sentiments des enfants. C’est souvent automatique et sans mauvaise arrière-pensée.
    Exemple : l’enfant dit “Maman, j’ai chaud” et le parent répond “Mais non il fait froid, garde ton pull”.
  • Finalement, pour moins de dispute, il vaut mieux accueillir les sentiments de nos enfants.
    Exemple : “J’ai bien froid, mais pour toi il fait chaud ici”.
    Le simple fait de reconnaître la validité des sensations/sentiments de l’enfant peut suffire à ce qu’il garde son pull. Par contre, en niant son ressenti “Mais non il fait froid!”, on le pousse à nous tenir tête “Bah moi j’ai chaud, regarde, j’enlève mon pull et je n’ai pas froid !”

 

Cela paraît simple mais ce n’est pas forcément naturel. Ça demande de l’habitude et de l’entraînement de ne pas nier les sentiments de nos enfants.

Le livre (“Parler pour que les enfants écoutent”) est très bien fait car il vous donne des exemples de phrases à compléter avec la réponse que ferait un parent qui nie les sentiments. On se rend mieux compte de ce que l’on fait parfois.

De même, les auteures nous mettent ensuite dans la situation où notre patron nie nos sentiments : on vous avait confié une tâche mais une chose en entraînant une autre vous étiez sous l’eau et le soir votre patron vous crie dessus car vousune n’avez rien fait de la journée (selon lui) et que l’unique tâche qu’il a demandée n’a pas été faite 🙁 Vous essayez d’expliquer que vous étiez sous l’eau, il vous coupe la parole “Laissez tomber, je savais que je ne pouvais pas compter sur vous” puis s’en va. Voilà donc ce que l’on ressent quand nos sentiments sont niés.

Imaginez ensuite que vous êtes avec une amie à qui vous racontez ça, voici plusieurs manières dont elle peut réagir :

  1. Négation des sentiments : “Ne te sens pas mal comme ça, c’est rien, tout ira mieux”
  2. Réponse philosophique : “C’est la vie, ça arrive”.
  3. Conseil : “Tu sais ce que tu devrais faire? Demain tu vas voir ton patron et tu lui dis que tu avais tort mais que tu vas te rattraper”.
  4. Questions : “Mais comment se fait-il que tu n’as pas fait la tâche? Tu ne te rendais pas compte que c’était une tâche plus importante que les autres?”
  5. Défense de l’autre : “Je comprends ton patron, il ne demandait qu’une tâche et rien n’était fait pour lui”.
  6. Pitié : “Oh ma pauvre ! J’ai de la peine pour toi”.
  7. Psychanalyse d’amateur : “As-tu réagi comme ça car ton patron est en fait comme une figure paternelle pour toi?”
  8. Réponse empathique : “Eh bien, j’ai l’impression que c’était une expérience difficile pour toi. Subir autant de pression ça a dû être difficile”.

En nous mettant dans ces situations, les auteures nous font explorer nos réactions possibles. Pour les réponses de type 1 à 7 il est facile de se braquer, voire de ne plus vouloir en parler plus. En revanche, la réponse 8, plus empathique fait qu’on se sent écouté. On pourrait même se surprendre à trouver une solution nous-mêmes et à surpasser seul sa frustration.

Pour aider les enfants aux prises avec leurs sentiments

  1. Écoutez avec toute votre attention : en vous tournant vers votre enfant et en posant votre téléphone par exemple.
  2. Accueillez les sentiments avec un mot “Oh ! Hum ! Je vois !” : Au lieu de donner des conseils ou de poser des questions en plus.
  3. Nommez les sentiments (au lieu de les nier).
  4. Utilisez l’imaginaire pour leur offrir ce qu’ils désirent : par exemple, à un enfant qui aimerait plutôt un type de céréales plutôt qu’un autre : “J’aimerais avoir une baguette magique pour pouvoir te couvrir de céréales”.

Ces passages-là sont racontés en BD dans le livre, j’adore, je trouve que le message est plus parlant et on s’en imprègne plus. Les auteures proposent en plus d’autres exercices pour apprendre à nommer les sentiments de nos enfants.

“Parler pour que les enfants écoutent, …” : un livre illustré.

Exemple d’exercice :

  • L’enfant dit : “Le chauffeur du bus a crié sur moi et tout le monde a ri”
  • Ce qu’il a pu ressentir ? De la gêne.
  • Ce que vous pouvez lui dire pour nommer son ressenti : “Ça devait être gênant” ou “Tu as dû te sentir gêné”.

Nommer son sentiment est l’un des meilleurs moyens de le réconforter. Essayez de ne pas donner trop de conseils et résistez à la tentation de lui trouver une solution immédiate.
Exemple : s’il dit “Je suis fatigué”, ne pas répondre “et bien fait une sieste”.

Pour aller plus loin, il est important de pratiquer et les auteures proposent des mises en situation à faire avec son conjoint ou sa conjointe.

Chapitre un : deuxième partie

Questions, commentaires et témoignages

Dans ce chapitre du livre “Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent”, les auteures compilent plusieurs questions, commentaires et témoignages recueillis à la suite de nombreux ateliers.

C’est très enrichissant de voir des réponses à des questions qui auraient pu être les nôtres et des témoignages qui nous partagent des leçons d’éducation.

En voici le résumé pour que vous puissiez en tirer l’essentiel, j’ai sélectionné ce qui me semble le plus pertinent :

1. Est-il important de toujours être empathique ?
Non. La majorité des conversations ne nécessitent pas d’empathie (exemple : “Maman, j’ai décidé d’aller voir David après l’école aujourd’hui”, un simple “Merci de m’avoir prévenue” suffit dans ce cas-là). L’empathie est surtout utile pour le partage de ressenti d’émotions négatives.

2. Qu’y a-t-il de mal à poser des questions directes “Pourquoi te sens-tu comme cela?”
Parfois les enfants ont du mal avec leurs sentiments négatifs. Les questions directes ajoutent de la confusion car en plus de gérer leur émotion, ils doivent trouver une explication à cela.

3. Cela signifie-t-il qu’on doit toujours être d’accord avec leurs sentiments ?
Un enfant qui s’exprime n’a pas besoin de notre accord pour être fâché ou déçu par exemple. Il a en revanche besoin qu’on reconnaisse son vécu. Il a besoin de se sentir compris.

4. Pourquoi ne pas dire simplement “Je comprends ce que tu ressens?”
Avec une phrase trop générique, il pourrait ne pas nous croire. Il a besoin de savoir qu’il est réellement compris.

5. Qu’arrive-t-il si je me trompe en nommant son sentiment?
Aucun souci, l’enfant vous remettra sur la piste.
L’enfant : Papa, notre examen est reporté.
Le papa : Tu dois être soulagé.
L’enfant : Non je suis fâché, j’ai l’impression d’avoir révisé pour rien.
Le papa : Ah oui je comprends. Tu vas devoir réviser encore la semaine prochaine.

6. Peut-on faire autre chose qu’accueillir ses sentiments ?
Lorsqu’il est frustré, on peut proposer à notre enfant de dessiner ce qu’il ressent par exemple. Il va pouvoir extérioriser ses sentiments.

7. Si j’accueille tous les sentiments de mon enfant, ne va-t-il pas penser que tout ce qu’il fait est bien? Je ne voudrais pas être un père trop permissif !
Cette méthode est seulement permissive dans le sens où tous les sentiments sont permis. Mais tous les actes ne sont pas permis.
Exemple : “Je vois que tu as envie de dessiner, par contre pas sur les murs. Voici des feuilles !”

Les auteures (Faber et Mazlish) nous apprennent également plusieurs choses via leurs commentaires et autres témoignages :

  • Certains enfants préfèrent qu’on ne leur parle pas quand ils sont contrariés. En revanche la présence silencieuse d’un adulte les aide à se calmer.
  • Il est inutile de réagir de manière disproportionnée au sentiment de notre enfant.
  • Les enfants n’aiment pas que l’on répète les mots péjoratifs dont ils se qualifient :
    – L’enfant : La maîtresse dit que les devoirs doivent prendre 15 min. Ça m’a pris 1h, je suis bête !
    – Le parent : C’est parfois décourageant de voir que ça prend plus de temps que prévu.
    – L’enfant : J’ai un sourire débile avec mon appareil dentaire. Je suis moche !
    – Le parent : Tu n’aimes pas ton appareil. Même si ça ne t’aide peut-être pas, moi je te trouve beau, avec ou son appareil dentaire.
  • Un enfant n’a pas le devoir d’être constamment heureux. Un parent ne doit pas se sentir coupable de voir son enfant triste. Chacun a le droit de sentir malheureux sans que l’autre s’effondre.
  • Plus on essaie de mettre de côté les sentiments malheureux de nos enfants, plus ils s’accrochent à eux. Plus on les accueille facilement, plus les enfants les expriment naturellement. Pour avoir une famille heureuse, il faut permettre l’expression de beaucoup de peines.

Pour avoir une famille heureuse, il faut permettre l’expression de beaucoup de peines.

  • Utiliser l’imaginaire pour offrir ce que l’on ne peut pas. Au-delà du fait d’avoir un désir ou non satisfait, un enfant sera sensible au fait qu’on y accorde de l’importance.
  • Utiliser une liste de souhaits pour noter ce que votre enfant aimerait quand il est dans un magasin ou ailleurs. Cela aide parfois, l’enfant sait qu’on est à son écoute même si on ne peut pas acheter tout le magasin.

“Parler pour que les enfants écoutent, …” : un livre qui offre des témoignages et des cas concrets.

2. Susciter la coopération

La coopération selon Faber et Mazlish (photo de Danielle MacInnes)
La coopération selon Faber et Mazlish (photo de Danielle MacInnes)

Chapitre deux : première partie

Dans le chapitre 1, les auteures (Faber et Mazlish) ont abordé ce que les enfants peuvent ressentir et comment les parents peuvent les aider. Dans la suite du livre (Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent), on abordera maintenant ce que peuvent ressentir les parents.

Une des plus grandes frustrations des parents est la lutte quotidienne avec les enfants pour qu’ils se comportent de manière convenable (selon nous et aux yeux de la société). Les auteures nous poussent à observer cette différence de besoins en établissant 2 listes :

  • Une liste de ce que l’on aimerait que nos enfants fassent naturellement (s’habiller, se brosser les dents, aller au lit à la bonne heure, se laver les mains, etc.)
  • Une liste de ce qu’on aimerait qu’ils évitent de faire (se mettre le doigt dans le nez, traîner au sol, jeter ses jouets partout, manger avec les doigts, etc.)

Existe-t-il des solutions ?

Avant de chercher des solutions les auteures (Faber et Mazlish) tentent une fois de plus de nous mettre en situation, et cela marche très bien je trouve.

Imaginez comment vous vous sentirez à la place de l’enfant, face à ces 10 réactions communes :

  1. Blâmer et accuser : “Tu as encore laissé des traces sur la porte ! Pourquoi tu fais ça? Qu’est-ce-qu’il te prend?”
  2. Lancer des injures : “Il fait super froiêtd et tu portes un simple t-shirt, t’es idiot ou quoi?!”
  3. Menacer : “Si tu n’es pas habillé dans 10 secondes, je pars sans toi”, “Ne touche pas à la lampe sinon tu recevras une claque!”
  4. Donner des ordres : “Nettoie ta chambre tout de suite”
  5. Faire la morale : “Tu penses que c’est gentil de lui arracher le livre des mains? Tu aimerais que je fasse la même chose?”
  6. Donner des avertissements : “Attention, tu vas te brûler”, “Ne monte pas, tu veux tomber?”
  7. Jouer les martyrs : “Vous allez arrêter de crier? Vous voulez me rendre fou?” “C’est à cause de vous que j’ai les cheveux gris, tu vas me tuer”
  8. Faire des comparaisons : “Pourquoi tu ne fais pas comme ton frère? Il fait ses devoirs en avance lui”, “Pourquoi tu n’es pas comme Gabriel? Il est sage lui”.
  9. Faire des remarques sarcastiques : “Tu as oublié ton livre à l’école? Bravo c’est intelligent ça!”
  10. Faire des prédictions : “Continue à être égoïste, tu verras que plus personne ne voudra être ami avec toi!”

Qu’auriez-vous ressenti à la place de votre enfant dans ces situations ? Si à la simple lecture de tels mots, on peut se sentir mal, alors imaginez que peut ressentir un enfant à qui l’on s’adresse comme ça? Peut-on faire autrement ?

Comment susciter la coopération ?

  1. Décrivez le problème ou ce que vous voyez :
    C’est plus difficile de se concentrer quand on nous décrit nos fautes plutôt que la situation. Se focaliser sur la situation permet aux enfants de réfléchir eux-mêmes à une solution.
    Exemple : au lieu de dire “Tu as laissé déborder la baignoire, tu oublies toujours de fermer le robinet!”, essayez “Clarence, la baignoire est presque pleine”.
  2. Donnez des renseignements :
    Il est plus facile de recevoir des renseignements plutôt que des accusations.
    Exemple : au lieu de “Qui a bu du lait et laisser la bouteille sur la table?”, essayez “Les enfants, le lait tourne si on ne le remet pas au frigo.”
  3. Dites-le en un mot :
    Parfois, moins signifie plus. Les enfants n’aiment pas les longs discours, les sermons et les longues explications
    Exemple : au lieu de dire “Regarde-toi, tu passes la porte sans prendre ton goûter ! Un jour tu vas oublier ta tête !”, essayez “Clarence : ton goûter”.
  4. Parlez de vos sentiments :
    En décrivant nos réactions, nous pouvons être sincères sans être blessants. Ne faites pas de commentaire sur l’enfant ou son caractère. Il est plus facile de coopérer avec quelqu’un qui parle de son irritation ou de sa colère, du mneoment qu’on ne se sent pas attaqué.
    Exemple : au lieu de dire “Tu es impoli, tu m’interromps tout le temps”, essayez “Je suis frustré, quand je commence une phrase, je ne peux même pas la finir.”
  5. Écrivez une note :
    Parfois il est plus efficace de laisser message écrit.
    Exemple : mettre sur la télévision un message “Avant de m’allumer, demande-toi: as-tu fait tes devoirs et tes exercices ?”

Voilà donc 5 méthodes efficaces contre les situations qui nous irritent. Dans le livre “Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent”, nous avons pas mal de mise en pratique, c’est un super point du livre.

Exemple d’exercice :
Voici une situation, essayez d’y répondre.
La situation : votre enfant est sorti de la douche, il laisse sa serviette humide sur le sol.
0. Écrivez une phrase typique et maladroite qu’on pourrait dire à l’enfant : …
1. Décrivez ce que vous voyez : …
2. Donnez des renseignements : …
3. Dites-le en un mot : …
4. Parlez de vos sentiments : …
5. Écrivez une note : …

Et voilà, vous venez d’appliquer les 5 méthodes pour surmonter une situation qui vous irrite et obtenir la coopération de votre enfant.

Les auteures (Faber et Mazlish) nous font remarquer 2 choses :

  • Il est important de rester authentique : n’essayez pas de paraître calme par exemple si ça vous irrite gravement. Utilisez les méthodes précédentes avec le ton qui correspond à votre humeur ou bien exprimez votre ressenti.
  • Même si les méthodes ne marchent pas une fois, continuez et ne revenez pas à vos anciennes habitudes.

“Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent” est un livre qui pousse à la pratique. Plusieurs exercices sont donnés et il y a même des espaces dédiés pour noter vos résultats.

Chapitre deux : deuxième partie

Questions, commentaires et témoignages

Comme pour le chapitre un, les auteures nous fournissent plusieurs questions/réponses issues de leurs ateliers ainsi que des commentaires et témoignages riches.

1. La manière de dire quelque-chose est-elle aussi importante que le message?
Certainement ! La manière de dire les choses appuie votre message qui est “Je sais que tu es aimable et capable”.

2. Si l’attitude est importante, pourquoi se préoccuper des mots?
Même avec une attitude positive, des mots comme “idiot”, “négligent” ou “irresponsable” peuvent blesser et rester gravés longtemps dans l’esprit d’un enfant.

3. Parfois les enfants réagissent à ce que je dis, parfois non. Pourquoi?
Plusieurs explications possibles :
– Parfois ils sont fatigués alors ils font semblant de ne rien entendre.
– Quelquefois ils sont trop occupés à jouer et n’entendent vraiment pas.
– Parfois ils sont de mauvaise humeur et n’ont pas envie d’écouter.
Quoi qu’il arrive, l’important est de s’assurer qu’ils vous ont entendu plutôt que de vous répéter.

4. Mon enfant est surtout sensible à l’humour, est-ce une bonne chose?
Bien sûr, si vous en êtes capables, jouer sur le ton humoristique est un outil génial. Par contre ne vous forcez pas si vous n’êtes pas d’humeur.

3. Remplacer les punitions

Comment remplacer les punitions selon Faber et Mazlish
Comment remplacer les punitions selon Faber et Mazlish

Ici on aborde le 3ème chapitre de “Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent”, on parlera des punitions.

Les auteures nous mettent encore en situation. Les exercices proposés nous permettent de comprendre 2 choses : pourquoi on punit et pourquoi l’enfant se sent mal face aux punitions.

Pourquoi punit-on ?

Des participants des ateliers Faber et Mazlish répondent (pourquoi punit-on?):

  • Si on ne les punit pas, ils feront des bêtises plus graves.
  • Parfois je suis trop frustré, je ne sais pas comment faire autrement.
  • Sans punir, comment leur apprendre ce qui est bon ou mauvais?
  • C’est la seule chose que mon enfant comprend.

Et quand nous étions enfants?

Nous avons aussi connu les punitions, voici comment certains participants s’en souviennent :

  • Je détestais ma mère et je me sentais coupable.
  • Je pensais que mon père avait raison, que j’étais mauvais et que je l’avais mérité.
  • Je m’imaginais être malade pour leur faire regretter.
  • Je me disais que la prochaine fois j’allais tout faire pour ne pas me faire attraper.

Je détestais ma mère et je me sentais coupable.

Punir ou ne pas punir?

S’ils ne punissent pas, les parents ont souvent peur de :

  • Laisser les enfants avoir le contrôle.
  • Se faire dominer par leur enfant.

Finalement, même les auteures font part des mêmes doutes qu’elles avaient avant. En discutant avec le célèbre Haïm Ginott, elles ont compris que la punition n’est qu’une distraction. Elle empêche les enfants de réfléchir sur leurs actes (ils sont occupés à se dire que c’est injuste et à se demander comment contourner la punition la prochaine fois).

Pour remplacer la punition

Voici 7 méthodes pour remplacer les punitions :

  1. Indiquez à l’enfant comment être utile.
    Exemple : au supermarché, au lieu de le punir de prendre tout et n’importe quoi, proposez-lui de choisir 3 légumes dont vous avez besoin.
  2. Exprimer fortement votre désaccord.
    Exemple : au lieu de dire “Si tu continues de courir dans le supermarché, tu n’auras pas d’histoire ce soir”, essayez “Je n’aime pas ce qui se passe ! Ça dérange les clients quand il y a des enfants qui courent”.
  3. Formulez vos attentes.
    Exemple : après qu’un enfant ait cassé votre tournevis “Quand on m’emprunte mes outils, j’aimerais qu’on les remette à leur place”.
  4. Montrez-lui comment redresser la situation.
    Exemple : s’il a fait tomber un pot, proposez-lui de le nettoyer ou réparer plutôt que de punir.
  5. Offrez-lui un choix.
    Exemple : à un enfant qui court (encore) au supermarché “Pas de course ici ! Tu peux marcher ou bien t’asseoir dans le chariot”.
  6. Passez à l’action.
    Exemple : Fermez le placard des outils s’il ne les remet jamais à leur place en les empruntant.
  7. Laissez-le expérimenter les conséquences de son comportement.
    Exemple
    : si le linge sale n’est pas dans le panier, il n’est simplement pas lavé.

“Parler pour que les enfants écoutent, …” : les punitions sont nocives et ne fonctionnent que sur le court terme.

Résoudre un problème par étape

Les 5 étapes conseillées par Faber et Mazlish pour résoudre un problème :

  1. Parlez de vos propres sentiments et besoins.
  2. Faites un brainstorming pour trouver des solutions acceptables pour chacun.
  3. Écrivez toutes les idées, sans les juger.
  4. Faites un tri et choisissez les idées qui plaisent à tous.

Ce sont des étapes qui ne paraissent pas forcément naturelles. En tant qu’adulte, on pense parfois tout mieux savoir. Voici un extrait du livre que j’aime beaucoup :

“Nous devons cesser de voir l’enfant comme un problème à corriger. Nous devons laisser tomber l’idée que nous détenons toujours la bonne réponse en tant qu’adultes. Nous devons cesser de croire que l’enfant va abuser de notre faiblesse si nous ne sommes pas assez fermés”.

Le livre (Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent) continue avec des exemples et exercices concrets. Le tout est également illustré sous forme de BD, c’est vraiment agréable à lire.

Chapitre trois : deuxième partie

Questions, commentaires et remarques

Faber et Mazlish nous confient encore une fois une succession de questions/réponses, de commentaires et de remarques de la part des parents participant aux ateliers.

1. Si un tout-petit qui ne parle pas fait des bêtises, pourquoi ne pas taper sa main?
Bien qu’il ne puisse pas parler, en frappant à répétition, vous lui apprenez qu’il n’est pas capable. En répétant plutôt des mots vous lui enseignez plutôt le bon comportement.

2. Quelle différence entre punitions et conséquences naturelles?
Les punitions sont des actes délibérés des parents pour priver un enfant ou lui infliger une souffrance. La conséquence naturelle découle directement de l’acte, l’enfant fait face à son comportement inapproprié.

3. Quand j’exprime mon désaccord plutôt que de punir, mon enfant culpabilise trop. Que faire?
Il ne faut pas exprimer un désaccord trop fort au point d’écraser nos enfants sous le poids de la culpabilité. Vous pouvez ajouter une opportunité de relever la situation pour qu’il se sente utile.
Exemple : “Quand je vois de la peinture sur le sol, je suis curieux ! Vous pouvez m’aider à nettoyer avec une éponge.”

4. Quand je gronde mon enfant, il répond “désolé” puis recommence le lendemain. Que faire?
“Désolé” permet à un enfant de calmer ses parents sur le moment. S’il récidive, vous pouvez lui expliquer :
– “Désolé” signifie que l’on va agir différemment.
– “Je suis content d’entendre que tu es désolé, c’est une première étape. La deuxième étape c’est de se demander ce que tu peux faire sur le sujet.”

Tous les témoignages permettent vraiment d’avoir des cas concrets. Ils permettent aussi de nous projeter sur notre propre manière d’agir que l’on veut mettre en place.

4. Encourager l’autonomie.

Parler pour que les enfants écoutent : l'Autonomie
Parler pour que les enfants écoutent : l’Autonomie

Chapitre quatre : première partie

Les enfants ont leurs propres besoins, leurs propres goûts et leurs propres rêves. Bien sûr ils manquent encore d’expériences et ont besoin d’aide. On peut se demander alors, en quoi est-ce mal?

Le livre (Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent) fournit des mises en situation pour mieux comprendre les sentiments un enfant.

Imaginez :

1. Vous avez 4 ans, vos parents vous disent :
– Mange tes haricots, les légumes sont bons pour toi.
– Tu es fatigué, va te reposer.
– Ne joue pas avec lui, il parle mal.

2. Vous avez 9 ans, on vous dit :
– Ne prends pas ce manteau, ça ne te va pas.
– Donne-moi ce pot, je vais l’ouvrir pour toi.

3. Vous avez 17 ans, on vous dit :
– Pas la peine de passer le permis, c’est dangereux. Mais ne t’inquiète pas, je t’emmènerai avec plaisir.

4. Vous êtes adulte, votre employeur vous dit :
– Je dis ça pour votre bien. N’essayez pas de nouvelles idées, contentez-vous d’exécuter. Je vous paie pour travailler, pas pour vos idées.

Qu’avez-vous ressenti?

Même si on peut ressentir un peu de gratitude, on ressent surtout :
– de l’impuissance.
– une baisse d’estime de soi.
– du ressentiment.
– de la frustration.
– de la colère.

Il en va de même pour nos enfants.

Comment encourager l’autonomie ?

Faber et Mazlish fournissent 6 méthodes pour favoriser l’autonomie :

  1. Présentez des choix à l’enfant :
    Les choix permettent aux enfants de pratiquer la prise de décision.
    Exemple : “Tu préfères le pull rouge ou bleu?” ou “Tu veux prendre le bain avant ou après le dîner?”
  2. Montrez-lui que vous respectez ses efforts :
    Respecter ses efforts lui permet d’aller au bout d’une tâche difficile.
    Exemple : au lieu de dire “Tu mets du temps à faire tes lacets, je vais les attacher pour toi”, essayez simplement “C’est délicat d’attacher ses chaussures”.
  3. Ne lui posez pas trop de questions :
    Les questions sont parfois vécues comme une invasion de la vie personnelle. Laissez-lui l’occasion de s’exprimer quand il en aura envie.
  4. Ne vous pressez pas de répondre à ses questions :
    Laisremplacesez-leur l’opportunité d’être les premiers à réfléchir aux réponses.
    Exemple : Si on vous demande “Maman, elle vient d’où la pluie?” Plutôt que de répondre “Il s’agit de l’évaporation de l’eau de l’océan qui ensuite se condense…”, essayez “C’est une question intéressante. D’où penses-tu que ça vienne?”
  5. Encouragez-le à utiliser des ressources extérieures au foyer :
    En proposant de chercher de l’aide à l’extérieur, vous leur montrez qu’ils peuvent devenir indépendants de vous.
    Exemple : “Papa, mon poisson a l’air malade, qu’est-ce que je peux faire?” Au lieu de lui donner une réponse directe, proposez “On peut aller demander au responsable l’animalerie, qu’est-ce-que tu en penses?”.
  6. Ne supprimez pas l’espoir :
    Quand ils ont des rêves trop grands, on essaye de les protéger de la déception. Il est plus efficace de les laisser explorer et expérimenter par eux-mêmes.
    Exemple : si votre enfant vous dit “Plus tard, j’aimerais devenir ingénieur” plutôt que de répondre “Avec tes notes en maths? Tu devrais laisser tomber”, essayez plutôt “Ah oui? Tu t’intéresses à une carrière d’ingénieur ?”

Une succession de BD sont là pour nous expliquer chaque cas de figure. Le format du livre (“Parler pour que les enfants écoutent, …”) est toujours aussi efficace.

Pour remplacer le “Non”

Souvent on se doit d’aller à l’encontre des désirs de nos enfants. Mais dire “non” peut être vécu comme une atteinte à leur autonomie. Que faire alors ? Céder et dire “Oui”?

Le livre “Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent” est riche en ressources. Faber et Mazlish nous confient plusieurs alternatives.

Ne pas abuser des “Non”, voici 5 méthodes pour les remplacer :

  1. Donner plutôt des renseignements :
    Exemple : “Maman, je peux aller chez Suzie?” Au lieu de dire non, essayez “On dîne dans 5 minutes”. L’enfant comprendra lui-même qu’il ne peut pas.
  2. Accueillez ses sentiments :
    Exemple : au zoo “Papa, j’ai envie de rester”, vous pouvez essayer “Oui, tu aimerais rester, tu adores le zoo” en lui prenant la main et en allant vers la sortie.
  3. Décrivez le problème :
    Exemple : “Maman, tu peux m’accompagner à la bibliothèque ?” Au lieu de dire “Non, pas tout de suite”, vous pouvez expliquer “J’aimerais bien, mais le livreur doit passer dans 30min.”
  4. Remplacez-le “Non” par “Oui” (Quand c’est possible)
    Exemple : “Papa, je peux aller jouer avec Antoine?”, “Oui bien sûr, dès que tu as fini ton assiette”.
  5. Donnez-vous le temps de réfléchir :
    Exemple : “Maman, je peux avoir ce jeu?”, “Je vais y réfléchir”, l’enfant sait que même si la réponse ne sera pas forcément oui, son désir a été réellement pris en compte.

Le livre fournit toujours autant de témoignages, d’anecdotes et autres cas de figure qui nous permettent d’avoir des exemples concrets.

Dire “non” peut être vécu comme une atteinte à leur autonomie

5. Utiliser les compliments

L'art de bien complimenter (Parler pour que les enfants écoutent)
Une enfant qui a été complimentée 🙂

Chapitre cinq : première partie

L’estime de soi est l’une des choses les plus importantes pour un être humain. C’est ce qui va nous permettre ou non d’aller de l’avant, de tenter de nouvelles expériences, etc. Il est donc naturel de vouloir complimenter un enfant pour bâtir son estime de soi et sa confiance en lui. Mais parfois les compliments peuvent nous jouer des tours.

Exemple : Vous avez des invités à la dernière minute, vous préparez des pâtes en 5 min, ouvrez une boîte de conserve de légumes et ajouter des restes de poulet de la veille. Après le repas, les invités vous complimentent “Wow, tu es vraiment un cuisinier fantastique”.

Que ressentez-vous?

Il y a de fortes chances pour que vous les soupçonniez de mentir…
Voici les 4 problèmes possibles des compliments :
– Vous doutez de celui qui complimente.
– Il peut susciter la crainte : “Vais-je réussir à faire si bien la prochaine fois?”
– Vous vous concentrez sur vos faiblesses : “Moi un esprit brillant? Je ne suis même pas capable de faire une division…”
– Le compliment peut engendrer la méfiance “Il me complimente? Qu’attend-il réellement de moi?”

Complimenter par la description

Le professeur Haïm Ginott, mentor des auteures Faber et Mazlish, a proposé la solution suivante : complimenter par la description !

  1. L’adulte décrit de manière admirative ce qu’il voit, ce qu’il ressent.
  2. L’enfant entend la description, et est capable de se complimenter lui-même.
  3. Vous pouvez également résumer en un mot la qualité qui vous vient à l’esprit.

Exemple :
– Un enfant vient vous voir avec son dessin “C’est beau?”
– Un compliment maladroit : “C’est magnifique”
– Un compliment descriptif : “J’aime bien les vagues que tu as dessinées et toutes les couleurs, je trouve ça chaleureux”.
– L’enfant peut se dire : “Ça lui plaît vraiment, je suis un artiste!”.
– Vous pouvez ajouter “On voit que tu t’es appliqué, c’est très minutieux !”.

Le livre “Parler pour que les enfants écoutent, …” est toujours aussi plein de BD et d’exercice et de mises en pratique.

Exemple d’exercice :
Complétez ces phrases avec un seul mot.
– Tu as travaillé une heure entière à apprendre tes leçons. Ça c’est de la…
(Réponse : volonté, persévérance, détermination)
– Tu as défendu ton ami alors qu’on se moquait de lui. C’est…
(Réponse : courageux, de la loyauté, de l’amitié)

Chapitre cinq : deuxième partie

Commentaires, questions et témoignages

Comme dans chaque chapitre du livre (on commence à être habitué), Faber et Mazlish nous fournissent des éléments en plus pour aller plus loin.

Voici quelques éléments à retenir :

1. Comment complimenter un enfant sur une action qu’il aurait dû faire depuis longtemps?
Le compliment descriptif fonctionne aussi 😉

2. Est-il convenable de dire “Je suis fier de toi”?
En entendant cela, votre enfant ressentira surtout votre satisfaction plutôt que son succès. Vous pouvez essayer “Quel succès ! Tu dois être tellement fier de toi !”

3. Est-ce convenable de dire “Je savais que tu en étais capable !” lorsqu’il réussit?
De même que le point précédent, ici vous mettez en avant votre omniscience plutôt que son succès. Essayez plutôt “Quel détermination ! Voilà le résultat de plusieurs mois à t’exercer.”

4. Malgré les compliments, mon enfant continue d’avoir peur de l’échec. Que faire?
Vous pouvez l’aider de 3 manières :
– Ne minimisez pas sa détresse : “Il n’y a pas de raison d’être si découragé” (L’enfant se détend plutôt si on montre qu’on comprend sa détresse.)
– Accueillez ses erreurs comme une partie de son apprentissage.
– Acceptez vos propres erreurs : plutôt que de dire “Ah j’ai encore oublié mes clefs, où ai-je la tête?”, essayez “Ah j’ai encore oublié mes clefs : je sais, je vais en faire un double la prochaine fois!”. Soyons des modèles pour eux.

6. Aidez les enfants à se dégager des rôles qui les empêchent de s’épanouir

Les étiquettes : lent, pleurnichard, maladroit, etc.
Les étiquettes : lent, pleurnichard, maladroit, etc.

Chapitre six : première partie

“Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent” : Le chapitre 6 aborde les étiquettes.

Faber et Mazlish reviennent avec une mise en situation qui permet de comprendre plus facilement l’impact de notre attitude. On va voir que l’opinion des parents a un impact direct sur la façon de se sentir et le comportement des enfants.

Mise en situation :
Imaginez que vous êtes l’enfant, que ressentez-vous dans la situation suivante?

– Situation A : Vos parents font un puzzle, vous vous approchez.
Les parents : “As-tu fait tes devoirs avant tout?”.
Vous : “Oui”
Les parents : “Tu es sûr ?”
Vous : “Oui, est-ce que je peux aider à faire le puzzle?”
Les parents : “Ok bon on vérifiera tout à l’heure pour être sûr”.
Vous : “Je peux aider?”
Les parents : “Observe bien puis tu peux essayer de mettre une pièce.
Vous essayez.
Les parents : “Mais non, il y a un bord droit, ça ne peut pas aller au centre…”

– Situation B : Vos parents font un puzzle, vous vous approchez.
Vous : “Je peux vous aider?”
Les parents : “Approche-toi”
Vous : vous voyez une pièce et êtes sûr qu’elle va en centre et essayez de la placer.
Les parents : “Presque, les pièces avec un côté vont généralement sur le côté”
Vous : vous continuez à observer puis vous trouvez finalement la place de la pièce “Regardez, ça va là”
Les parents : ils sourient puis disent “À force d’essayer, tu as trouvé”.

Comment vous sentez-vous dans chaque situation? Finalement en tant que parent on transmet énormément, par les gestes, l’attitude, les expressions et les mots !

On transmet énormément, par les gestes, l’attitude, les expressions et les mots !

Pour aider un enfant à se dégager d’un rôle qui l’empêche de s’épanouir

Les 6 méthodes de Faber et Mazlish pour éviter les étiquettes :

  1. Recherchez des occasions de lui présenter une nouvelle image de lui-même.
    Exemple : si d’habitude il est destructeur et qu’il joue avec un ancien jouet “Tu as ce jouet depuis plus de 3 ans et il a l’air presque neuf”.
  2. Placez-le dans des situations où il peut se voir différemment.
    S’il est habituellement maladroit “Veux-tu m’aider et prendre le tournevis pour serrer ces poignées de porte?”
  3. Faites en sorte qu’il vous entende dire des choses positives à son sujet.
    S’il est habituellement pleurnichard, dite à son père, devant votre enfant “Tu aurais dû le voir aujourd’hui, il a reçu les piqûres et n’a pas bronché.”
  4. Donnez l’exemple du comportement que vous voulez inculquer.
    Exemple : s’il est habituellement mauvais perdant, montrez-lui quand vous perdez “Ah je pensais gagner, c’est désagréable de perdre…Tant pis, je vais être bon perdant, félicitations !”
  5. Soyez le coffre à trésor de ses bons coups.
    Exemple : si elle manque habituellement de coordination et que ça l’attriste, rappelez-lui quelques souvenirs “Je me souviens qu’à 4 ans tu étais la première petite fille du voisinage à rouler sans petites roues.”
  6. Quand son comportement reflète l’ancienne image qu’il avait de lui-même, exprimez vos sentiments ou vos attentes.
    Exemple : s’il est habituellement mauvais perdant, rappelez-lui “Ça ne me plaît pas ! Je m’attends à ce que tu gardes un esprit sportif quand tu perds.”

Faber et Mazlish : Parler pour que les enfants écoutent

Ce qu’il faut retenir

“Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent”.

Faber et Mazlish - extrait 01Faber et Mazlish - extrait 02

“Parler pour que les enfants écoutent, …” est vraiment un livre RICHE ! les outils donnés sont puissants et nombreux. Pour vous aider, voici un résumé des différentes méthodes enseignées par Faber et Mazlish (n’hésitez pas à imprimer et à afficher ces listes chez vous) :

– Comment aider les enfants avec leurs sentiments ?
1. Écoutez avec toute votre attention.
2. Accueillez les sentiments avec un mot “Oh ! Hum ! Je vois !”
3. Nommez les sentiments (au lieu de les nier).
4. Utilisez l’imaginaire pour leur offrir ce qu’ils désirent.

– Comment susciter la coopération ?
1. Décrivez le problème ou ce que vous voyez.
2. Donnez des renseignements.
3. Dites-le en un mot.
4. Parlez de vos sentiments.
5. Écrivez une note.

– Comment remplacer les punitions ?
1. Indiquez à l’enfant comment être utile.
2. Exprimez fortement votre désaccord.
3. Formulez vos attentes.
4. Montrez-lui comment redresser la situation.
5. Offrez-lui un choix.
6. Passez à l’action.
7. Laissez-le expérimenter les conséquences de son comportement.

– Comment résoudre un problème par étape ?
1. Parlez des sentiments et besoins de l’enfant.
2. Parlez de vos propres sentiments et besoins.
3. Faites un brainstorming pour trouver des solutions acceptables pour chacun.
4. Écrivez toutes les idées, sans les juger.
5. Faites un tri et choisissez les idées qui plaisent à tous.

– Comment encourager l’autonomie ?
1. Présentez des choix à l’enfant.
2. Montrez-lui que vous respectez ses efforts.
3. Ne lui posez pas trop de questions.
4. Ne vous pressez pas de répondre à ses questions.
5. Encouragez-le à utiliser des ressources extérieures au foyer.
6. Ne supprimez pas l’espoir.

– Comment remplacer les “Non” ?
1. Donnez plutôt des renseignements.
2. Accueillez ses sentiments.
3. Décrivez le problème.
4. Remplacez-le “Non” par “Oui” (Quand c’est possible).
5. Donnez-vous le temps de réfléchir.

– Comment complimenter par la description ?
1. L’adulte décrit de manière admirative ce qu’il voit, ce qu’il ressent.
2. L’enfant entend la description et est capable de se complimenter lui-même.
3. Vous pouvez également résumer en un mot la qualité qui vous vient à l’esprit.

– Comment éviter les étiquettes :
1. Recherchez des occasions de lui présenter une nouvelle image de lui-même.
2. Placez-le dans des situations où il peut se voir différemment.
3. Faites en sorte qu’il vous entende dire des choses positives à son sujet.
4. Donnez l’exemple du comportement que vous voulez inculquer.
5. Soyez le coffre à trésor de ses bons coups.
6. Quand son comportement reflète l’ancienne image qu’il avait de lui-même, exprimez vos sentiments ou vos attentes.

Parler pour que les enfants écoutent : Mon avis (avantages et inconvénients)

Parler pour que les enfants écoutent
Parler pour que les enfants écoutent

Selon moi, c’est un livre à lire absolument :

  • Il est clair.
  • Il est simple.
  • Il fournit une tonne d’outils.
  • Il n’est pas culpabilisant.
  • Il fournit beaucoup d’exercices pratiques.
  • Il y a beaucoup de témoignages et de cas concrets.
  • Il nous fait comprendre des concepts par des mises en situation.
  • Les concepts sont illustrés par des BD.

J’aurais du mal à trouver le moindre bémol. Éventuellement, le livre est long (plus de 300 pages) mais le fait d’être rempli de BD et d’exercices le rend vraiment facile à lire. Bref, vous l’aurez compris je suis sous le charme. J’ai déjà testé des méthodes avec mon beau-fils et CA A MARCHE !

Pour lire plus de 200 avis supplémentaires sur “Parler pour que les enfants écoutent, …” : cliquez-ici !

Ce résumé est sans doute le plus long que j’ai fait mais il vaut le coup je pense. Surtout n’hésitez pas à revenir sur ces listes d’outils qui, je trouve, sont formidables. J’ai déjà utilisé plusieurs conseils de Faber et Mazlish au quotidien avec Clarence et ça fonctionne clairement. Les angles sont arrondis et on communique bien plus facilement, avec moins de frustrations pour chacun Open-mouthed smile

C’est donc terminé pour ce gros résumé : on se retrouve la semaine prochaine pour la dernière étape de mon défi 😀

Pour être tenu au courant des prochains articles et résumés, inscrivez-vous à la newsletter et recevez votre guide offert maintenant !

Le défi 12 livres en 12 semaines.

PS : cet article contient des liens affiliés, c’est-à-dire que si vous passez par ce lien pour votre achat, quelques centimes sont reversés au blog tout en gardant le même prix pour vous. J’ai à cœur de proposer uniquement les articles qui moi-même me plaisent. Merci d’avance si vous passez par ces liens pour vos achats, cela permet de faire vivre le blog et de continuer à vous proposer plus du contenus gratuits Smile

Partagez l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •   

2 réflexions au sujet de “Résumé de livre (11/12) : Parler pour que les enfants écoutent – Faber et Mazlish”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *