Cover - Remplacer les punitions
Parentalité positive

Comment remplacer les punitions ? Alternatives efficaces

Vous souhaitez remplacer les punitions ? Vous avez décidé d’adopter une éducation positive et bienveillante. Fini les fessées, fini les punitions ou le chantage. Vous avez envie que vos enfants puissent s’épanouir. Même si les punitions peuvent fonctionner sur le court terme, on sait que cela peut être un traumatisme pour eux, au même titre que les violences éducatives ordinaires (aussi appelées VEO).  Les neurosciences ont fait leur preuve. Du coup, comment faire autrement pour gérer les bêtises (surtout quand on a connu une éducation autoritaire) ? Comment remplacer les punitions efficacement sans être laxiste ? J’ai sélectionné 3 pistes ici à tester chez vous.

Comment remplacer les punitions ?

Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs “Eduquer sans punir, est-ce possible” organisé par Ludivine du blog Graines de bienveillance. Vous pouvez y découvrir pleine d’articles intéressants comme Les Mythes de l’éducation bienveillantes. À la fin de l’événement, vous aurez librement accès à la compilation des articles sous forme d’un ebook gratuit.”

 

Pourquoi les punitions ?

Les punitions, c’est un héritage de l’éducation “à l’ancienne”. Il y a encore une génération seulement, c’était la façon de faire le plus commune. Les punitions permettaient d’obtenir la coopération des enfants… par la terreur ! Il y a seulement 50 ans, ça choquait peu de personnes. Les gens disaient :

“Il faut bien qu’il apprenne”
”Une punition, ça ne tue pas”
”C’est comme ça que mes parents ont fait”

À la même époque, on pensait :

  • Que la cigarette n’était pas mauvaise pour la santé
  • Que les femmes ne pouvaient pas avoir les mêmes droits que les hommes

Heureusement, les neurosciences ont permis de prouver ce que plusieurs psychologues avaient déjà compris…

 

Pourquoi ça ne fonctionne pas ?


C’est prouvé
, les punitions, les fessées, le chantage, etc. ne fonctionnent QUE sur le court terme. Les violences physiques et psychologiques inhibent certaines parties du cerveau. Dans cet état de stress, il n’y a que 2 réactions possibles :

  • La soumission : j’obéis, de peur de revivre le même traumatisme.
  • La rébellion : je rentre en conflit face à cette injustice.

Imaginez, vous-même en tant qu’adultes. Vous faites une erreur au travail (ça peut arriver à tout le monde). Votre chef vous humilie devant tout le monde et vous retire une prime. Est-ce que cela donne envie de coopérer la prochaine fois ? Soit vous revenez au boulot avec la boule au ventre. Vous avez peur de vous tromper à nouveau. Soit vous trouvez ça inacceptable et vous rentrez en conflit direct avec votre supérieure.

Punir n’est pas meilleure solution pour construire des relations saines avec votre enfant. Tôt ou tard, cela risque de vous retomber dessus, ou bien de faire naître un adulte qui n’exprime plus son plein potentiel, qui n’est pas épanoui.

En gros :

  • Les punitions sont une solution qui marche à court terme seulement
  • Vos enfants risquent de recommencer leurs bêtises… en cachette.
  • Ils risquent de vous détester.
  • Ils peuvent avoir envie de se rebeller.

Comment remplacer les punitions de manière efficace dans ce cas ? Heureusement, il y a plein d’alternatives.

 

Remplacer les punitions : 3 alternatives

Il existe plein d’alternatives bienveillantes. Je vous en donne 3 ici à tester chez vous. Pour remplacer les punitions, vous pouvez essayer :

  1. La réparation : votre enfant a fait une bêtise ? Il a renversé votre plus beau pot de fleurs, votre salon est recouvert de terre… Au lieu de l’envoyer au coin et de nettoyer seul, en ruminant, proposez-lui de se réparer son erreur. Testez “Oula, il y a de la terre partout, qu’est-ce qu’on peut faire?” plutôt que “Raaah, tu as tout renversé, maintenant tu vas au coin”. Votre enfant peut ainsi se rendre compte de son erreur et la réparer en nettoyant avec vous par exemple. Il se sentira alors moins coupable. La prochaine fois il fera attention. Pour aller plus loin, vous pouvez utiliser la règle des 3 “R” de Jane Nelsen.
  2. Les conséquences logiques : si votre enfant fait une bêtise, le meilleur apprentissage pour lui est d’en subir les conséquences logiques. Par exemple, s’il court trop prêt de la petite fontaine alors que vous l’avez prévenu, il va peut-être se mouiller. CE N’EST PAS GRAVE. Par contre, il aura sans doute froid, avec cette sensation désagréable de pantalon mouillé qui lui colle à la peau… À quoi bon le punir ? Dans ce cas il a déjà compris je pense. Une explication de la conséquence suffit.
  3. Montrer l’exemple : oui, il a fait une erreur. Au lieu de l’engueuler et de le terroriser, vous pouvez lui apprendre à faire mieux la prochaine fois. Isabelle Filliozat le recommande elle-même dans “il me cherche” **LIEN** : restez calme et montrez-lui l’exemple. Ça sera peut-être plus long, mais vous allez entretenir vos liens.

Au final, je pense que c’est NATUREL de vouloir s’énerver ou punir. Mais au lieu de réagir à chaud, j’aime me demander plusieurs choses :

  • Est-ce si grave ?
  • Comment j’aurais voulu qu’on réagisse si j’avais fait la même chose enfant ?
  • Comment l’aider à faire mieux ?

Il y a encore d’autres alternatives aux punitions. Il suffit de trouver les bons livres. Je vous donne une petite liste.

Vous voulez allez plus loin

Pour développer votre bienveillance, avoir un enfant se responsabilise et entretenir vos liens, je vous conseils 2 livres qui m’ont inspiré pour cet article :

Il me cherche : Isabelle Filliozat
La discipline positive : Jane Nelsen

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Les alternatives aux punitions

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