Livres, Parentalité positive

Résumé de livre (6/12) : “Il me cherche!” d’Isabelle Filliozat

“Il me cherche” : voici un livre d’Isabelle Filliozat. Il parle des comportements de nos enfants entre 6 et 11 ans. Sa petite enfance est passée. Il continue de grandir très vite et change rapidement. Vous êtes face à de nouveaux comportements ou problème. Ici on a un livre très pratique, avec une liste de problème que l’on peut rencontrer et la solution qui va avec. Très facile à lire, à utiliser et à mettre en place du coup. Il y a de nombreux dessins qui donnent des exemples de situations.

Ce résumé est la 6ème semaine de mon défi Open-mouthed smile On arrive à la moitié (Yes !).

Il me cherche
Il me cherche !

Je me souviens qu’au tout début avec mon beau-fils (il avait 5 ans). Je ne savais pas du tout comment décrypter son comportement. Je me souviens d’une fois où il ne voulait pas se mettre à table, ni rien entendre d’autre. J’avais l’impression que ça en était trop, j’avais décidé d’intervenir. En le grondant, puis en se posant face à lui fermement jusqu’à ce qu’il obéisse… Il était bloqué, gardait la tête contrariée mais ne lâchait rien ! Ce n’était clairement pas la bonne solution et avec le recul je me dis que c’était totalement inadapté.

Je me sentais comme face à un mur mais je ne trouvais pas d’autres solutions. De son côté, les cris l’ont figé mais il ne comptait pas se soumettre pour autant. Finalement au bout de 5 minutes, sans bouger, on est tous les deux passé à table mais fâchés.

Ce le genre de situation qui n’arrive plus. Si j’avais lu plus tôt ce livre, il n’y aurait pas eu cette situation qui peut pourtant arriver si vite. J’espère donc que ce résumé vous aidera à y voir plus clair. N’hésitez pas à acheter “Il me cherche!” ou le louer en bibliothèque pour aller plus loin.

Voici le résumé rien que pour vous !

Il me cherche, Isabelle Filliozat
Il me cherche, Isabelle Filliozat

Sommaire

0. Il me cherche : mode d’emploi

Mode d'emploi
Mode d’emploi

Le vécu de l’enfant

Plus on comprend ce qui se passe plus on peut agir efficacement. Toutes les situations concerneront aussi bien les filles que les garçons, le père que la mère.

Une option de parentalité positive

Chaque situation propose plusieurs options. Gardons en tête que chaque enfant est différent, une méthode sera toujours plus adapté qu’une autres.

On imagine souvent nos enfants comme des mini-adultes entre 6 et 11 ans. Leur cerveau n’est pas encore totalement formé, n’attendons pas d’eux un comportement d’adultes.

On imagine souvent nos enfants comme des mini-adultes.

1. C’est de la bonne graine

Nos enfants : de la bonne graine
Nos enfants : de la bonne graine

Notre enfant est comme une graine. La graine sait qu’elle doit pousser, on doit l’aider en l’arrosant, lui donner plus ou moins de soleil, la guider simplement en lui laissant le temps.

Elle fait sa crise

Une crise est l’expression d’une montée de stress. Surtout ne pas crier ou frapper, même si cette solution résout les symptômes en surface, elle ne résout pas la cause.
De même que pour un enfant malade, on s’occupe rarement que des boutons, on en soigne la cause.
Contre les crises, vous pouvez essayer :

  • Le contact physique, la tendresse, la voix calme.
  • Une grande respiration.
  • L’accueil de ses émotions.
  • Un verre d’eau.
  • Voir de la nature (balade en forêt, …).
  • La musique.
  • Le rire.
  • L’exercice physique.

Il est agressif

L’agressivité est le signe d’une surcharge émotionnel, d’un problème non résolu. Dans ce cas il faut tenter de trouver la cause du problème et en même temps d’apporter des manifestations d’attachement et de tendresse.

Comment le faire changer de comportement

Pour affronter les épreuves de la vie, un enfant a besoin d’un réservoir d’affection et d’attention. Il peut alors plus facilement gérer les crises et le stress, de même que les situations difficiles : moqueries à l’école, etc.

Consacrer de vrais moments d’attention à vos enfants chaque jour pour remplir son réservoir affectif :
Des rires, de la joie, des jeux, des sourires de la tendresse, des contacts affectifs sont autant de ressources possibles.

Il se met en rage à la moindre frustration

Un enfant prend sur lui pour respecter les parents qu’il chérit. En revanche en fin de journée, lorsque c’est trop, qu’il a accumulé trop de tensions, il peut se mettre en rage pour la moindre frustration.

Il exprime un trop-plein.

C’est au parent de comprendre ce qui a pu le frustrer dans la journée. Peut-être qu’il n’a pas pu faire ce qu’il voulait à l’école, peut-être qu’il n’a pas pu sortir jouer à l’extérieur. Essayer d’exprimer ses émotions avec lui, s’il ne peut mettre de mots dessus, essayer d’explorer les origines possibles de ses tensions.

Elle cherche à attirer l’attention

Un enfant qui recherche l’attention lorsqu’il est inquiet, anxieux, s’ennuie ou se sent exclu.

Dans ce cas il peut passer par 3 phases :

  • La passivité : il ne sait pas ce qu’il se passe, regarde d’abord le vide, ne fait rien, …
  • L’agitation : il bouge ses jambes, se balance, …
  • La violence : essaye de taper, jette des objets, …

Votre enfant a son réservoir d’affection vide et a besoin de vous. Essayez de détecter rapidement ces besoins d’attention et proposer un jeu ou si vous êtes occupé, confirmez que vous l’avez remarqué “J’ai vu que tu t’ennuies, je finis mon dossier et on peut faire d’un jeu”.

Il refuse le contact

Le refus de contact, un enfant qui s’isole dans sa chambre : c’est souvent le signe qu’il a souffert d’un manque d’attention, il a l’impression d’être un poids et s’isole pour ne pas déranger.

Il a en réalité besoin de rétablir le lien mais ne sait pas comment faire. Ne le laissez pas seul en pensant qu’il a besoin d’un peu de solitude.

Va dans ta chambre

Lorsqu’en enfant n’a pas le comportement approprié, on a tendance à prendre nos distances, à l’envoyer dans sa chambre où au coin.

Plutôt que de le culpabiliser, aidons-le à changer de comportement :

  • Apportez de l’attention.
  • Proposez une activité ensemble.

Comme le dit si bien l’auteur : “L’amour n’est pas une récompense, c’est un carburant“.

Il veut toujours quelque chose de plus

Il demande encore un film, une confiserie ou autre chose.

Votre enfant manque de contact et tente de le satisfaire par un plaisir immédiat. Proposez-lui du temps ensemble.

Elle est sans cesse en demande

Elle a subi un traumatisme qui a percé sous réservoir. Continuez de lui apporter de l’affection pour réparer et remplir son réservoir.

Il est tout le temps collé à moi

Cette fois c’est votre réservoir affectif qu’il essaye de remplir. Ne lui laissez pas cette lourde responsabilité, quand vous sentez que vous en avez besoin, trouvez vos ressources affectives chez d’autres également (amis, famille, conjoint(e)).

Elle réclame que je lui téléphone pendant la colo

Un contact physique ou par téléphone avec un proche provoque la libération d’ocytocine (hormone de bonheur).

Certains réussissent mieux sous stress, d’autres avec l’ocytocine.

Laissez le choix à votre enfant d’appeler ou non lorsqu’il part en colo.

Il ne raconte jamais rien

Il répond par des réponses courtes ou par “rien”. Les questions sont peut-être trop vagues.

Créez un moment de partage en vous exprimant d’abord sur votre journée. Vous pouvez ensuite poser des questions de types :

  • “Qu’est-ce qui t’es arrivé de plus sympa aujourd’hui ?”
  • “Qu’est-ce qui était le plus drôle?”
  • “Y a-t-il de moments dont tu es fier?”
  • puis aborder “Qu’est-ce qui a été le plus dur aujourd’hui ?”

Elle rejoue les situations

Un enfant n’a pas la même capacité d’expression que nous ou ose moins. Rejouer des situations avec des jouets par exemple peut permettre de s’exprimer, de trouver des solutions et de regagnez confiance en lui.

C’est aux parents de fournir si besoin un support pour que l’enfant s’exprime plus facilement.

Ses copains ne veulent pas de lui dans l’équipe

Un enfant qui joue développe plus facilement :

  • ses compétences sociales,
  • son self-control,
  • son autorégulation,
  • sa gestion des émotions,
  • sa gestion du stress,
  • son imagination.

Jouez avec lui avec patience et en prenant en compte ses forces et faiblesses. Le jeu est une chose sérieuse pour un enfant, c’est son travail.

Elle veut toujours gagner

Un enfant a besoin de gagner pour accumuler de la confiance en lui. Être plus en confiance lui permettra de plus facilement admettre une défaite face à ses copains.

Notre rôle est de leur permettre de gagner en confiance, pas d’être en compétition avec eux.

Laissez-le gagner de temps en temps. Qui est réellement le mauvais perdant si vous n’acceptez pas de perdre face à votre enfant de 8 ans? 😉

Il me met en joue

Avec un faux pistolet, il me tire dessus.

Des études montrent que jouer avec des répliques d’armes augmente l’agressivité.

En revanche, jouer avec des bâtons en bois en guise d’épée, ou de fusils ou avec des pistolets à eau multicolores développe l’imagination.

Plus je joue avec elle, plus elle en demande

Le réservoir d’affection d’un enfant a toujours besoin d’être rempli. 10 à 20 minutes consacrées exclusivement à lui (sans même répondre au téléphone) chaque jour suffissent. En réalité ces moments vous sont également très bénéfiques.

Choisissez le matin et le soir en rentrant d’école. Remplissez son réservoir avant que la panne n’arrive (auquel cas cela serait plus long).

Rire et se chamailler “pour de faux”

Le rire permet de libérer l’ocytocine, l’hormone du bonheur. Le rire guérit, augmente le système immunitaire et rapproche.

Exemple de jeu :
Faites 2 équipes et démarrez une bataille d’oreiller dans une pièce sans objets fragiles. Ça permet à tout le monde de se défouler et ça finit souvent en éclat de rire.

Le chaut finit-il toujours en larmes ?

Les enfants, en grandissant ont besoin de tester leurs forces, d’en prendre conscience pour pouvoir l’utiliser à bon escient sans en avoir peur et sans blesser.

Proposez l’un de ces jeux à vos enfants pour lui permettre de se tester, de gagner confiance en lui et appréhender sa force :

  • Bataille d’oreiller
  • Bataille tout court
  • Bras de fer
  • Combat de pouces

L’amour n’est pas une récompense, c’est un carburant.

2. Accueillir leurs émotions

Accueillir leurs émotions
Accueillir leurs émotions

On a volé sa gomme et autres petits soucis

Lorsqu’un souci même minime se présente, on a le réflexe de vouloir venir à l’aide immédiatement ou bien de faire culpabiliser.

Parfois un enfant a juste besoin de s’exprimer, ne demande pas d’aide. Écoutez simplement ses sentiments, laissez-le se développer et trouver lui-même la solution. Puis après reconnexion, vous pourrez décrire avec lui ce qui s’est passé.

Il pleure

Certaines épreuves sont difficiles. En pleurant, votre enfant libère ses tensions. Ce n’est qu’ensuite qu’il pourra mieux réfléchir à la situation et trouver des solutions.

Restez près de lui pour compatir “Oh, je vois que ça te fait mal…”

Elle tremble alors que c’est fini

Lorsqu’un danger se représente, le corps réagit en 3 étapes :

  • Alarme : le corps se prépare à réagir.
  • Tension : le corps réagit.
  • Décharge : le corps revient à la normale (par des larmes, secousse, tremblements, etc.)

Dans la dernière phase, inutile d’essayer de rassurer. Il faut simplement attendre que le corps se libère des tensions et revienne à la normale.

Elle est furieuse

Voici 2 solutions possibles si elle est furieuse :

  1. Proposez-lui de se défouler, de taper dans un coussin par exemple. Faire des mouvements amples permet d’évacuer notre stress.
  2. Prenez votre enfant dans vos bras, en sentant votre respiration calme, il se calmera naturellement.

Il a peur des chiens

S’il a peur des chiens ou du dentiste, proposez-lui un jeu de rôle où il prendra le rôle de “persécuteur” (le chien ou le dentiste). Prenez le rôle d’enfant terrorisé et surjouez. En étant en situation de pouvoir et en en riant, il pourra relativiser.

Elle est douce un moment, fait une crise de rage l’instant suivant.

Il y a 2 raisons possibles :

  • Selon l’âge, il peut s’agir de puberté, c’est alors un problème d’hormone.
  • C’est peut-être un problème de sucre : manger trop sucré altère la concentration et peut rendre impulsif.

Parfois un enfant a juste besoin de s’exprimer, ne demande pas d’aide.

3. 6 à 7 ans : l’âge de l’imaginaire

L'imaginaire entre 6 et 7 ans
L’imaginaire entre 6 et 7 ans

À cet âge, les enfants ne font pas la différence entre réel et imaginaire. Ils prennent également ce qu’on dit 1er dégrée et sont donc plus sensibles aux moqueries.

Elle raconte des histoires à dormir debout

À cet âge-là, il ne s’agit pas de mensonges. Le cerveau de votre enfant évolue, inutile de relevé les incohérences. De même à cet âge-là il est possible qu’il ait des amis imaginaires, accueillez-les comme une partie de votre enfant.

Il me ment

Avant 7 ans, un enfant répondra surtout de sorte à vous faire plaisir sans distinguer ce qui est vrai ou non.

L’enfant tiendra surtout à montrer une bonne image de lui. Montrez-lui que vous êtes une personne de confiance, à qui il peut tout dire.

Elle ne veut même pas goûter

Entre 4 et 7 ans, les enfants font face à la néophobie (peur de la nouveauté).

Pour les aider, essayez de leur apprendre plus de vocabulaire pour exprimer ce qu’ils aiment ou non : “c’est pimenté”, “salé”, “doux”, “acide”, etc.

S’il n’a pas aimé un aliment une fois, ça ne veut pas dire qu’il ne l’aimerait plus, vous pouvez lui re-proposer un autre jour.

On remarque aussi qu’un enfant mange plus facilement un fruit ou légume qu’il a cueilli lui-même.

Montrez-lui que vous êtes une personne de confiance, à qui il peut tout dire.

4. 7 ans : l’âge de raison

L'âge de raison à 7 ans
L’âge de raison à 7 ans

7 ans, c’est l’âge de raison et des pourquoi. Il apprend plus vite et enregistre les choses logiques.

Il ne veut pas s’habiller seul

Parfois en préparant ses affaires, il ne veut pas les mettre ou dit ne pas savoir comment s’habiller. Ne les ayant pas préparés, on lui envoie le message qu’il est incapable et pourtant on aimerait qu’il soit autonome.

Essayez de lui laisser le choix de faire comme il veut.

Ils ne font rien dans la maison

Un enfant aura du mal à faire quelque chose sous la contrainte, surtout si ça ne lui paraît pas utile.

Essayez de présenter les corvées différemment, peut-être de manière ludique et avec un sens.

Exemple : “Les vêtements qui seront dans ‘a panier seront lavé, le reste attendra”.

Il fait pipi au lit

Le problème de pipi au lit est souvent lié à un stress. Que faire?

  • Pour ne pas aggraver le souci : ne le culpabilisez pas.
  • Proposez-lui des couches grandes tailles (laissez-lui le choix).
  • Mettez des alèses.
  • Proposez-lui d’être plus responsable et de mettre les draps sales dans le panier à linge.

Il veut toujours manger la même chose et se montre difficile avec sa mère

“Je n’ai plus faim”, “Je n’aime pas ça”. Souvent il s’agit de problème d’intestins, ce n’est pas l’aliment qu’il déteste mais la douleur que cela lui provoque.

S’il s’oppose à sa mère (figure d’attachement) c’est sans doute qu’il essaye de communiquer un souci (problème avec son papa, à l’école, ou autre).

Il lâche sa viande sans parvenir à l’avaler

Certains enfants sont hypersensibles, certains aliments ont des odeurs imperceptibles pour nous et leur donnent la nausée. Le corps refuse de laisser entrer cette nourriture par réflexe.

Consultez un médecin pour détecter d’éventuelles intolérances.

Elle veut un soutien-gorge

Pour faire comme ses amies et ne pas se sentir comme un bébé.

Si elle n’a pas encore de poitrine, un soutien-gorge ne lui rendrait pas service. Que faire ?

  1. Écouter : écoutez activement le souci de votre enfant.
  2. Compatir : comprendre son point de vue et le dire.
  3. Rester ferme : ne cédez pas car le soutien-gorge trop tôt ne l’aidera pas.
  4. Accompagner : l’aider à trouver autre chose qui l’aiderait à base sentir grande.

On lui envoie le message qu’il est incapable et pourtant on aimerait qu’il soit autonome.

5. 8 ans : l’âge des règles et des projets

8 ans : l'âge des règles et des projets
8 ans : l’âge des règles et des projets

À 8 ans, le cerveau d’un enfant est à 93% de son poids final. Il est capable de faire la différence entre le vrai et le faux et peut se projeter. Il aime rendre service et appliquer les règles logiques. Il n’est pas encore apte à tirer parti de ses erreurs et peut se décourage facilement.

Elle court partout et fait n’importe quoi

L’ennui provoque du stress. S’il ne sait pas quoi faire il peut être tenté de faire n’importe quoi.

Confiez-lui une tâche :

  • Au marché : choisir un fruit.
  • Au musée : notez son tableau préféré dans chaque salle.

Il ment à ses copains

Un enfant ment généralement à ses copains s’il a besoin de rehausser son statut social. Il en a parfois besoin pour mieux s’intégrer.

Dans ce cas, ne pas réagir impulsivement et essayer d’interpréter son problème.

Elle ne cesse de faire ce qui est interdit

Les enfants de 8 ans ont un sens de la logique encore en développement.

Les interdits se focalisent sur le mauvais comportement alors que des règles et consignes lui permettent de se concentrer sur ce qu’il a le droit de faire, sur sa liberté de mouvement.

Que faire ?

  1. Posez des règles avec des consignes plutôt que des limites.
  2. Montrez-lui ce qu’il peut faire.
  3. Expliquez ces consignes pour le responsabiliser.
  4. Développer chez lui le respect des règles plutôt que l’obéissance aux ordres.
  5. Montrez l’exemple et énoncez à haute voix ce que vous faites.

Les enfants détestent les limites, ils adorent les règles

Les règles de vie permettent de gérer la vie en communauté :

  • Organisez des réunions familiales.
  • Établissez des consignes avec les enfants.
  • Responsabilisez et expliquez la raison de chaque consigne.

Il fait comme s’il n’entendait pas

Un enfant reçoit parfois beaucoup d’ordres. Il peut se sentir traité comme un bébé : c’est dévalorisant.

Entre 7 et 10 ans, l’enfant essaye de bien faire les choses : souvent le simple de fait de désigner une chose ou la pointer du doigt permettra à votre enfant d’activer son cerveau et sera quoi faire de lui-même.

Elle ne respecte pas les règles

Une solution simple : afficher un message neutre d’explication à l’enfant. Sans le culpabiliser, il pourra choisir lui-même de changer ou pas.

Il est insupportable

Que faire?

  • Ce n’est pas l’enfant qui est insupportable, c’est son comportement.
  • Respirer fort avant de réagir.
  • Expliquez que vous êtes énervé et dépassé par ce comportement.

Il mériterait une punition

Une punition est efficace sur le court terme et pour le parent qui a l’impression de reprendre le contrôle.

Sur le long terme, c’est contre-productif si on souhaite modifier son comportement.

Une solution :

  1. Garder son calme.
  2. Chercher une solution plus efficace sur le long terme.
  3. Conserver vos liens affectifs.
  4. Montrer et expliquer nos valeurs.
  5. Être un exemple.

Elle est maladroite

Si elle casse un vase par exemple :

  • Ne pas crier : cela culpabilise, les tensions apparaissent et le corps de l’enfant se fige.
  • Exprimez votre ressenti “oh non, j’aimais ce vase, je suis triste”.
  • Restaurez le lien avec l’enfant.
  • Proposez-lui de réparer son erreur : “On peut prendre la pelle et ramassez les morceaux”.
  • Notre enfant est capable d’empathie, il fera tout pour ne plus nous rendre triste et sera plus attentif à ses mouvements.

Elle ne marche qu’à la carotte

Les récompenses sont moins efficaces que ce que l’on pense.

Un enfant qui est récompensé systématiquement :

  • a tendance à ne faire plus que le strict minimum.
  • s’habitue à la récompense et à besoin de plus pour être motivé.
  • ne fait plus pour le plaisir.

En revanche, vous pouvez récompenser si :

  • ce n’est pas systématique.
  • ce n’est pas annoncé à l’avance.

Ils veulent toujours plus

Il est difficile pour un enfant de résister à la tentation d’un objet ou d’une sucrerie. Pour les préparer à résister, préparez-les. Par exemple avant d’aller à la plage :

  • Énoncer le budget prévu (5€ / enfant par exemple)
  • Demandez-leur comment ils comptent l’utiliser pour qu’ils anticipent leurs désirs.

Développer chez lui le respect des règles plutôt que l’obéissance aux ordres.

6. 9 ans : justice et perfection

Justice et perfection à 9 ans
Justice et perfection à 9 ans

Il développe ses capacités d’introspection, comprend mieux ses émotions et réactions. Il a une vision moins caricaturale du monde (tour n’est pas noir ou blanc). Il commence à comprendre que les adultes n’ont pas forcément toujours raison.

Elle abandonne chaque activité choisie au bout de quelques semaines, équitation, hip hop, basket, …

On aimerait apprendre la persévérance à nos enfants mais avant d’autoriser d’arrêter ou de forcer à continuer, on peut essayer de comprendre la véritable raison de ce changement d’avis. Avait-elle commencé pour faire comme une copine? Est-ce que le prof est trop sévère? Reçoit-il des moqueries? …

Elle ne tient pas en place, elle n’arrive pas à se concentrer

Un enfant a naturellement besoin de prendre l’air. S’il est enfermé trop longtemps, il peut sentir des tensions monter.

Des jeux permettent également de gérer ses impulsions :

  • la corde à sauter.
  • les jeux rythmiques.
  • 1, 2, 3, soleil.

Elle a des tics

Les tics permettent de faire baisser la tension sur cardiaques. Ils sont donc normaux mais essayez malgré tout de détecter une éventuelle raison de stress.

Il a des tocs

Le cerveau de l’enfant pas encore totalement formé envoie parfois des signaux d’urgence. On peut aider son enfant à mieux contrôler ses pensées et ses impulsions par son alimentation et de l’exercice physique.

Il commence à comprendre que les adultes n’ont pas forcément toujours raison.

7. 10 ans : la confiance

L'âge de confiance : 10 ans
L’âge de confiance : 10 ans

Il commence à être plus autonome et aime développer de nouvelles compétences.

Je ne peux pas lui faire confiance

La volonté de transgresser commence à apparaître, surtout devant ses copains.

Comment l’aider à passer de la surprotection à l’autonomie ?

  • Rappelez-lui les règles et leurs raisons.
  • Imaginez avec lui des situations où il serait tenté de transgresser les règles.
  • Faites-le réfléchir sur les réactions qu’il devrait avoir dans ce cas.

Les félicitations sont des récompenses

Les flatteries et les félicitations développent le narcissisme.
La description encourage plutôt le sentiment de soi et la confiance.

Soyez descriptif, cela lui permettra de revivre le moment et de se satisfaire lui-même de ces actions sans chercher l’approbation.

Exemple : Posez des questions telles que :
“Comment tu t’es sentie à ce moment-là?”
“Qu’est-ce qui t’a fait le plus plaisir?”

Je suis content quand elle travaille bien

Jugez même quand c’est positif est en fait contre-productif.

Vous montrez l’enfant ce que vous aimeriez avoir sans lui permettre d’exister, avec d’éventuels défauts.

Les flatteries et les félicitations développent le narcissisme. La description encourage plutôt le sentiment de soi et la confiance.

8. 11 ans : les prémisses de l’adolescence

Les prémisses de l'adolescence à 11 ans
Les prémisses de l’adolescence à 11 ans

L’enfant a un cerveau nettement plus évolué. Il peut terminer des tâches complexes et essaye de s’affirmer tout en ayant un besoin d’appartenance à un groupe. Il s’affirme face à ses parents également.

On ne peut rien faire avec lui

Pendant une partie de jeu, tennis ou foot, il peut ne pas y arriver, râler, etc. Plus vous lui mettez la pression, moins il arrivera à coordonner ses gestes.
Plutôt que de juger ses performances, dites à haute voix plutôt “Je suis content de jouer avec toi” “C’est un plaisir d’être dehors et de faire du tennis”.

Elle jette ses affaires n’importe où

Accuser n’est pas une solution adaptée. Décrivez plutôt ce que vous voyez d’un ton neutre et sans solution. Votre enfant verra qu’il y a un souci et trouvera le geste adapté de lui-même.

Exemple : “Je vois des chaussures dans le salon.”

Il joue en ligne à des jeux violents

Sans diaboliser l’ordinateur ou la console, les jeux ont besoin d’être encadrés. Voici quelques conseils :

  • Placez le pc dans la salle commune pour garder un œil sur le jeu.
  • Demandez-lui de vous parler de ses jeux, intéressez-vous.
  • Proposez d’alterner avec d’autres activités.

Plus vous lui mettez la pression, moins il arrivera à coordonner ses gestes.

9. Que se passe-t-il en nous, parents?

Et les parents?
Et les parents?

L’enfant, même s’il ne le fait pas intentionnellement est maître dans l’art de nous frustrer. Apprenons à nous maîtriser si nous voulons qu’ils apprennent à gérer leur frustration.

Je m’énerve et je crie

Les cris paralysent nos enfants et les stressent. Apprenons avant tout à respirer et à gérer notre stress.

Nos enfants nous imitent

Nous sommes des modèles pour eux. Si nous leur crions dessus ils crient aussi sur les autres, si on les frappe, ils frapperont autres, etc.

Elle me cherche

S’énerver c’est donner la télécommande de nos émotions à nos enfants. Restons calmes.

D’où vient cette agressivité

On pense que c’est le comportement de l’enfant qui nous agace alors que chaque parent subit également :

  • du stress,
  • des conflits avec d’autres adultes,
  • de la fatigue,
  • le poids de la responsabilité.

En comprenant d’où vient notre agressivité, on peut mieux la contrôler.
Notre enfance joue également un rôle, nous avons tendance à reproduire les comportements subits.

Pour ne pas réagir impulsivement :

  • Respirez.
  • Posez-vous les questions : d’où vient mon agressivité ? Qu’est-ce qui est réellement important?
  • Passez un bon moment ensemble.

Restez l’adulte quel que soit la situation

Donnez l’exemple à votre enfant. Restez calme pour qu’il le soit aussi.

Pensez à des bons moments permet également de désamorcer des réactions impulsives.

Résoudre des problèmes d’enfants est également très efficace :

  • Pourquoi ce sentiment de frustration?
  • Que m’arrive-t-il dans la vie en ce moment?
  • Comment réagissaient mes parents dans la même situation ?

Apprenons à nous maîtriser si nous voulons qu’ils apprennent à gérer leur frustration.

Il me cherche : ce qu’il faut retenir

livre 06 extrait 01
Extrait 1

livre 06 extrait 02
Extrait 2
  • Un enfant ne fait rien contre nous : il s’agit plutôt d’un appel, d’une demande d’attention.
  • Chaque comportement à une cause : essayons de nous demander systématiquement “Que se passe-t-il réellement ?”
  • Accordons du temps de jeu avec notre enfant : c’est le meilleur moyen de lui donner de l’importance. On lui montre l’exemple en même temps, en gérant notre temps.
  • Le comportement de l’enfant est le fruit de notre relation avec lui. Apportons-lui le maximum d’affection, d’attention et de tendresse.
  • Préserver notre enfant ne signifie pas pour autant tout laisser passer !

Le livre se termine sur des sites supplémentaires entre infos et méthodes telles que :

  • les aliments à privilégier.
  • comment l’aider à résoudre un problème.
  • les exercices physiques pour développer son cerveau.
  • les techniques pour garder son calme.
  • les inconvénients des punitions.

Mon avis

Le livre “Il me cherche!” est super pratique à utiliser, facile à lire. À chaque problème sa solution. Les situations sont organisées par tranche d’âge. Il y a même un chapitre sur les parents (une introspection ne peut pas faire de mal). Puis le livre se termine sur une liste de petits guides pratiques.

Vous n’êtes pas obligé de lire le livre d’un coup mais il peut servir de guide dans lequel on vient piocher en fonction des difficultés rencontrées.

Pour lire plus d’avis sur ce livre : cliquez ici !

Il existe un livre similaire mais pour la tranche d’âge inférieur si votre enfant a moins de 6 ans (“J’ai tout essayé“). Je le lirais sans doute si nous avons un autre enfant 😉

Si vous avez aussi connu cette période entre 6 et 11 ans, laissez un commentaire pour nous dire si vous reconnaissez des situations Smile

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