Discipline positive
Livres, Parentalité positive

Résumé de livre (8/12) : La discipline positive, un livre incontournable !

La discipline positive : en famille, à l’école, comment éduquer son enfant avec fermeté et bienveillance. Voici un livre qui résume tous les principes de la parentalité positive. J’en suis donc à la 8eme semaine de mon défi 12 semaines = 12 livres ! Alors que l’éducation classique se base sur les punitions et les récompenses, on se base ici sur des relations de confiance et des résultats long terme.

Résumé de la Discipline Positive
Résumé de la Discipline Positive

Attendre de l’autonomie d’un enfant sous pression c’est comme s’attendre à ce qu’un bœuf nous remercie lorsqu’on le fouette pour qu’il avance… Autant dire que ça n’a que peu de chance d’arriver.

Le résumé de cette semaine est spécial puisque cette fois je me suis basé sur une application que j’adore : Koober (vous avez 1 mois offert ici pour tester). C’est une application qui propose des résumés de livres, principalement dans le domaine du développement personnel et que j’utilise depuis 3 mois. À ma grande surprise ils ont résumé le livre de Jane Nelsen qui parle d’un sujet différent des autres résumés (la Discipline Positive) et j’ai donc décidé de m’appuyer dessus cette semaine. L’important pour moi est de diffuser les idées du livre, ce qui reste le cas ici (à vous d’en juger à la fin de l’article ;))

La discipline positive : que nous apprend ce résumé ?

Dans ce résumé nous verrons :

  • Pourquoi la méthode permissive et la méthode autoritaire ne fonctionnent pas à long terme.
  • Comment interpréter les comportements inappropriés de vos enfants.
  • Comment y faire face.
  • L’importance de privilégier la recherche de solution et les encouragements.
  • Comment identifier la composante dominante de leur personnalité pour enrichir votre relation avec eux.

Allez c’est parti, un résumé rien que pour vous Winking smile

La Discipline Positive
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Les méthodes permissives ou autoritaires sont inefficaces sur le long terme

Il fut une époque où l’éducation autoritaire était une norme. Les enfants obéissaient à la loi des parents. La société a bien évolué et aujourd’hui chacun revendique une égalité.

En gros, une éducation autoritaire c’est :

  • Obéir à la loi des parents.
  • Exclure les enfants de la prise de décision.
  • Un contrôle excessif.
  • Ne pas empêcher les comportements inappropriés de se répéter.

Cette méthode, efficace à court terme conduit aux 4 “R” :

  1. Rancœur
  2. Revanche
  3. Rébellion
  4. Retrait

Dévalorisation + humiliation = pas d’autonomie + pas de coopération.

L’éducation autoritaire permet de gagner de petites batailles mais vous perdrez la guerre éducative à coup sûr.

D’un autre côté, l’éducation permissive répond aux règles de l’enfant roi. Les parents sont esclaves d’enfants qui pensent que tout leur est dû.

En gros l’éducation permissive, c’est :

  • Être soumis à la loi des enfants.
  • Surprotéger son enfant.
  • Tout donner sans exiger de contrepartie.
  • Lui retirer ainsi responsabilité et autonomie.

Ainsi, souvent parents et professeurs alternent entre les deux sans que ça ne fonctionne vraiment. Récompenser les bonnes actions et punir les mauvaises n’est donc pas une solution.

Une 3eme solution existe : la Discipline Positive (fermeté + bienveillance)

En gros la Discipline Positive, c’est :

  • Créer un lien avec l’enfant.
  • L’impliquer dans la mise en place de limite.
  • Lui apprendre à être responsable de son comportement.
  • Des résultats long terme.

Les apports d’Adler dans l’approche positive

D’après Adler (psychothérapeute autrichien qui a étudié le cerveau de l’enfant), l’être humain et avant tout un être social. Il a donc besoin de trouver sa place et de se sentir utile. En faisant participer un enfant au fonctionnement de la maison ou de l’école, vous lui donnez l’opportunité de se développer socialement.

D’après la Discipline Positive, tout comportement inadapté est la traduction d’un besoin d’appartenance ou d’importance non satisfait. En ayant compris cela, l’adulte peut alors coopérer avec l’enfant se en 4 étapes :

  1. Compréhension de l’enfant.
  2. Empathie (sans pour autant pardonner ou cautionner).
  3. Partager son avis d’adultes.
  4. Proposer de trouver une solution.

L’erreur n’est pas un échec mais une opportunité d’apprendre.

Accepter ses erreurs et son imperfection est difficile. Il passe par la règle des “trois R” :

  1. Reconnaître son erreur.
  2. Se Réconcilier avec l’autre et soi-même.
  3. Réparer son erreur.

Le dernier principe d’Adler dans la Discipline Positive est que quoiqu’il arrive, tout comportement, paroles ou choix de l’adulte doit être motivé par l’amour. Le sentiment d’amour prévaut sur ce qui est dit ou fait.

L’influence de notre rang de naissance sur nos comportements

De manière générale :

  • L’aîné est : protecteurs, responsables, perfectionniste, organisé, indépendant.
  • Le cadet est : très différent pour pouvoir exister. Sous-performant ou sur-performant. Très timide ou très sociable.
  • Le benjamin est : créatif, surprotégé, moins autonome.

Ainsi, en ayant conscience de ses différences, les parents doivent adapter leur comportement :

  • Ne pas mettre trop de pression à l’aîné.
  • Aider le cadet à trouver sa place.
  • Ne pas surprotéger le dernier né.

La règle numéro 1 pour éduquer des frères et sœurs selon la Discipline Positive : mettre en avant la collaboration plutôt que la compétition.

Il est possible d’interpréter les comportements inappropriés

La Discipline Positive expose 4 “objectifs-mirages” que l’on peut identifier :

1. Vous ressentez : irritation, agacement
L’enfant : cherche à capter votre attention.
Solution : pour rediriger son attention :

  • Lui confier une responsabilité.
  • Faire quelque chose de surprenant.
  • Consacrer du temps à son enfant régulièrement.
  • Rassurer.
  • Encourager.

2. Vous ressentez : votre autorité menacée.
L’enfant : veut prendre le pouvoir.
Solution : quand tout le monde est calme :

  • Canaliser son envie de pouvoir pour mettre en place des solutions et routines.

3. Vous ressentez : du dégoût, de la tristesse.
L’enfant : cherche à se venger, se sent en infériorité.
Solution :

  • Ne pas riposter.
  • Restez bienveillant et empathique.
  • Partagez vos émotions.
  • Écoutez activement.
  • Encouragez.

4. Vous ressentez : de l’impuissance, du désespoir.
L’enfant : veut confirmer son incapacité.
Solution : faites disparaître cette fausse croyance :

  • Exprimez votre confiance.
  • Rassurez-le.
  • Faites avec lui et non à sa place.
  • Soulignez les réussites.
  • Aimez.
  • Encouragez.

Il est important pour l’adulte de prendre conscience que le comportement de l’enfant découle du sien.

Pour faire évoluer son enfant, l’adulte doit évoluer lui-même.

Faire face aux comportements inappropriés

Il est difficile de bien réagir quand l’enfant se conduit mal. Voici 4 règles de la Discipline Positive :

Règle 1 : ne pas réagir à chaud, prendre 5 min avant de réagir et éventuellement changer de pièce. Revenir et restaurer une atmosphère positive avec un geste et des paroles affectives.

Règle 2 : Respecter, écouter et trouver une solution ensemble. Posez des “questions de curiosité” : “Comment cela est-il arrivé à ton avis?”, ” As-tu des idées pour résoudre ce problème?”.

Règle 3 : Laissez les conséquences naturelles servir de leçon à vos enfants. Exemple : dites-lui que les vêtements qui ne sont pas dans le panier ne seront pas lavés. Il verra lui-même la conséquence naturelle de ne pas mettre son linge sale dans le panier : ne pas avoir ses vêtements préférés propres.

Règle 4 : En cas de règle logique, c’est à dire défini par l’adulte suite à un comportement de l’enfant, veillez à suivre la règle des “quatre R”, les conséquences doivent être :

  • Reliées au comportement.
  • Respectueuses de l’enfant (non culpabilisante).
  • Raisonnables (proportionnelles à l’erreur).
  • Récitées à l’avance.

Un privilège est toujours assorti d’une responsabilité. Le non-respect d’une responsabilité peut alors enlever un privilège.

Exemple : avoir des jouets implique de les ranger et d’en prendre soin. Dans le cas contraire, il n’y aura plus de jouets.

L’importance de privilégier recherche de solutions et encouragements

La paix dans le monde commence par la paix dans les foyers et dans les écoles – Jane Nelsen.

La Discipline Positive propose de chercher des solutions ensemble plutôt que d’imposer aux enfants ce qu’il faut faire ou ne pas faire.

En mettant en place des règles et des routines ensemble, les enfants les respectent mieux.
Exemple : “À quelle heure à ton décider que tu te coucherais?” est plus efficace que “Va te coucher!”.

L’encouragement est essentiel et différent du compliment.

L’encouragement Les compliments
    • développe la confiance en soi.
    • poussé à faire les choses pour soi.
    • rend autonomes.

  • rendent dépendant du regard des adultes.

Il est également primordial de consacrer du temps à son enfant :

  • de manière prévu à l’avance.
  • sans interruption (coupez portable, télévision, etc.)
  • selon les envies et possibilités de chacun.

On peut encourager son enfant de plusieurs manières :

  • En se focalisant sur ses 80% de forces plutôt que ses 20% de faiblesses.
  • En se mettant à sa place.
  • En lui laissant le temps d’apprendre.
  • En lui laissant la possibilité de réparer ses erreurs.
  • En privilégiant progression plutôt que perfection.
  • En proposant l’auto-évaluation.

Le temps d’échange en famille (TEF) : pour que le temps en famille ne soit que bonheur.

Un outil puissant de la Discipline Positive est le TEF (Temps En Famille).

Le TEF consiste à :

  1. Se réunir régulièrement (30 min par semaine par exemple).
  2. Planifier les rencontres.
  3. Choisir un lieu adapté, sans distraction.
  4. Prendre des décisions ensemble.

Le TEF permet de :

  • S’apprécier et d’exprimer sa gratitude.
  • S’entraider.
  • Répartir les tâches ménagères au mieux.
  • Coopérer.
  • Organiser des évènements spéciaux : Noël, repas familiale, vacances, sorties, etc.

Tout le monde se sent ainsi :

  • Responsable.
  • Entendu.
  • Membre de la famille.
  • Écouté.

Connaître la carte dominante de sa personnalité pour enrichir la relation parent/enfant

D’après la psychologue Kéfir, chaque adulte possède une carte dominante qui va diriger des choix de fonctionnement. En connaissant sa carte dominante, on peut choisir de garder le meilleur tout en corrigeant ses défauts pour améliorer notre relation avec nos enfants.

1. La carte du confort :

  • Cet adulte veut éviter stress et souffrance. Il rêve la vie soit tranquille, soit besoin d’argumenter ou de s’expliquer.
  • Il apprend à son enfant les plaisirs simples de la vie.
  • Par contre il manque de motivation, peut être fainéant.
  • En tant que parent, il est permissif et laisse décider l’enfant.
  • En situation inconfortable, il pleure ou rentre dans sa carapace.
  • Il doit davantage prendre de décision et mettre en place des routines.

2. La carte du contrôle :

  • Il veut à tout prix éviter les critiques. Il aime mener et délègue très peu.
  • Il apprend à son enfant l’organisation et le respect des règles.
  • Il manque de spontanéité et en cas de conflit exige qu’on lui obéisse immédiatement.
  • Il doit plus déléguer, impliquer l’enfant dans les prises de décision et être plus flexible.

3. La carte “volonté de faire plaisir” :

  • Il a peur d’être rejeté. Il est amical, arrangeant et prévenant. C’est un adulte empathique, social, sensible et fiable.
  • Il apprend à son enfant l’importance des compromis et l’inutilité de l’agressivité et de la violence.
  • En cas de stress, il se lamente ou dramatise. Il a besoin d’expression d’amour, d’approbation et de tendresse.
  • Il doit apprendre à dire non, à être moins gentil et montrera ainsi à son enfant l’importance de pouvoir s’exprimer librement.

4. La carte “sentiment de supériorité”

  • Il déteste l’insignifiance et l’inutilité.
  • Il apprend à son enfant l’exemple de la réussite et pousse à se surpasser.
  • Il a tendance a toujours être insatisfait des autres et de lui-même et passe pour celui qui sait tout, qui veut toujours avoir raison.
  • En cas de stress, il dénigre les autres, crie et s’entête.
  • Il doit apprendre à féliciter les autres et enseigner à son enfant que la progression et plus importante que le résultat et surtout montrer un amour inconditionnel à son enfant.

La boîte à outils de la Discipline Positive

En restant ferme et bienveillant, en prenant connaissance de sa carte dominante, l’adulte peut se servir des outils suivants pour améliorer la vie de famille :

1. Le temps de pause : après chaque conflit. Se retirer physiquement en sortant de la pièce ou émotionnellement en lisant un livre pendant que la situation s’apaise.

2. Les routines : mises en place avec l’enfant. Chacun sait alors ce qu’il a à faire chaque matin par exemple ou le soir après le dîner.

3. Les 4 étapes de la résolution de problèmes entre enfants :

  • Se laisser un temps de pause sans intervention.
  • Écouter les enfants expliquer le problème.
  • Les aider à trouver une solution ensemble.
  • Proposer de de venir chercher l’aide d’un adulte si les enfants n’arrivent pas à appliquer la solution.

4. La communication non verbale :

  • Les mots sont parfois plus puissants que des phrases pour désamorcer une situation.
  • Un geste défini à l’avance permet de communiquer sans devoir répéter tous les jours la même chose.

5. Le choix :

Laissez votre enfant le choix plutôt que d’imposer. Sa coopération n’en sera que meilleure.

6. L’argent de poche bien utilisé :

Il doit servir à apprendre la valeur de l’argent à l’enfant et ne doit pas servir de récompenses ou punition. Il ne doit pas être un moyen de pression par exemple pour effectuer des tâches ménagères.

La Discipline Positive : ce que l’on peut retenir

  • Une éducation autoritaire ou permissive n’est pas efficace sur le long terme.
  • Punition et humiliation ne permettent pas l’autonomie ni la coopération.
  • Une réaction inappropriée est le signe un manque d’importance ou d’appartenance.
  • L’erreur n’est pas un échec mais une opportunité d’apprendre.
  • Il vaut mieux se focaliser sur les 80% des forces que sur les 20% de défauts.
  • Faire confiance à son enfant, c’est lui donner la possibilité de trouver des solutions lui-même.
  • Encourager son enfant, est lui donner force, courage et confiance.
  • Il est essentiel de montrer régulièrement votre amour inconditionnel pour votre enfant.

La Discipline Positive : mon avis (avantages et inconvénients)

Mon avis sur ce livre (ou plutôt son résumé) sera donc simple ! Le livre traite de toutes les bases et de tous les principes de la parentalité positive (ou Discipline Positive). On aborde tous les changements depuis l’éducation autoritaire ou permissive vers une éducation avec un lien entre parent et enfant. On donne des outils concrets comme le TEF et j’ai même l’impression que c’est le livre qui a servi de base pour le guide des parents imparfaits.

En contrepartie c’est un livre assez long à lire, difficile à recommander si vous n’avez que peu de temps de lecture. Il fait plus de 400 pages.

Vous trouverez plus de commentaires sur ce livre ICI.

Vous avez donc des cordes en plus à votre arc de parents positifs et zen 🙂

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2 réflexions au sujet de “Résumé de livre (8/12) : La discipline positive, un livre incontournable !”

  1. bonjour, merci pour votre livre.
    Nous sommes dans une période compliquée avec mon fils de 10ans, grâce à ce livre, j’ai compris beaucoup de choses et je compte bien changer quelques règles.
    Merci à vous.

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