Comment t'aimer toi et tes enfants
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Résumé de livre (10/12) : Comment t’aimer, toi et tes enfants ? Le défi de la famille recomposée

Comment t’aimer, toi et tes enfants ? Le défi de la famille recomposée. Ici je reviens pour la 10eme semaine de mon défi. Après avoir résumé 9 livres sur la famille recomposée et la parentalité positive, je reviens pour ce 10ème livre Open-mouthed smile Le rythme est intense et je n’ai pas pu faire de résumé la semaine dernière mais je tiens le coup et je compte bien aller jusqu’au bout avec les 2 prochains livres (qui sont des grands classiques de la parentalité positive).

Comment t'aimer, toi et tes enfants
Comment t’aimer, toi et tes enfants

Ce livre suit le même thème que les 2 résumés suivants :
-> Le guide de la SUPER famille recomposée.
-> Le complexe de la marâtre.

Vous savez que je suis moi-même beau-père. Clarence a maintenant 9 ans et ça fait plus de 3 ans que je vis avec lui et ma compagne. Finalement rejoindre une famille recomposée c’est quoi? Je trouve que c’est un peu comme quand on change de job et qu’on arrive dans un nouveau boulot. On est dans un environnement nouveau, qui fonctionnait déjà sans nous, avec de nouvelles règles et de nouveaux collègues.

Comment faire pour trouver l’équilibre dans tout ça ? La famille recomposée est une configuration de plus en plus commune. L’auteur du livre, le Dr Christophe Fauré a vu pas mal de cas de figure passer dans son cabinet. Il nous livre son avis sur les différentes facettes de la famille recomposée. L’ouvrage est rempli de témoignages également qui permettent de nous identifier et de représenter la multitude de situations possibles : beau-père sans enfants, belle-mère avec des enfants, des enfants jeunes, des enfants ados, des parents veufs, etc.

Sommaire

Comment t’aimer, toi et tes enfants ?

Sans plus attendre, voici le résumé de ce livre que je viens de finir de lire, rien que pour vous 😉 En espérant vous faire gagner du temps et vous éclairer !

Comment t'aimer, toi et tes enfants (Dr Christophe Fauré)

Comment t’aimer, toi et tes enfants?(Dr Christophe FAURE)

Dans ce résumé, on verra :

  1. Les mères et belles-mères : le vécu, les émotions et le ressenti.

  2. Les père et beau-père : le vécu, les émotions et le ressenti.

  3. Les enfants dans une famille recomposée.

  4. L’ex

  5. L’autorité au sein de la famille recomposée.

  6. Comment vivre tous ensemble

NB : Avant de commencer, notons que lorsqu’on parle de femmes, cela peut souvent s’appliquer aussi aux hommes et vice-versa.

I. Du côté de la belle-mère ou de la mère

Au sujet des mère et des belle-mères (Photo d'Alexander Dummer)
Au sujet des mères et des belles-mères (Photo d’Alexander Dummer)

Votre compagnon est le père, vous êtes la belle-mère

Quand on rejoint son compagnon, on se dit au départ que l’amour sera plus fort que tout. On se dit que si on s’aime, tout le monde s’entendra forcément bien. Mais c’est rarement aussi simple.

Un avenir nécessairement sombre?

Ce livre traitera des difficultés qu’on peut rencontrer dans une famille recomposée. Mais bien sûr il existe des cas où tout se passe bien naturellement. De même, une situation qui démarre mal ne signifie pas qu’elle ne peut pas évoluer dans le bon sens.

L’auteur fournit plusieurs témoignages.

Comment t’aimer, toi et tes enfants ? Ce livre est plein de témoignages.

Une préparation nécessaire, pour anticiper

Il est clair que passer de célibataire à belle-mère ne se fait pas sans préparation. L’auteur annonce clairement : « Vous n’avez pas besoin des enfants de votre compagnon et ils n’ont pas besoin de vous« . La tâche pourrait être difficile. Notez que :

  • Ce n’est pas contre vous mais contre votre position de belle-mère : par définition, vous incarnez celle qui s’introduit dans la famille.

  • Vous allez devoir partager l’homme que vous aimez : que ce soit en garde alternée ou non, les enfants seront présents et il faudra les prendre en compte pour les projets communs comme les vacances par exemple.

Quand l’homme aimé est veuf

Lors d’une séparation, il peut y avoir des tensions, de la rancœur mais au moins les choses sont claires. En cas de décès, la perte d’une mère n’était pas prévue et l’amour peut légitimement continuer d’exister. Comment trouver sa place dans cette configuration ? Un témoignage du livre a trouvé une solution, se faire à l’idée qu’un cœur peut contenir plusieurs grands amour.

Une mère présente à tout jamais

Quoiqu’il arrive, la mère de vos beaux-enfants sera toujours présente pour eux :

  • Ils pourraient ressentir de la trahison s’ils vous aiment.

  • Vous pouvez affirmer que vous ne cherchez pas à prendre sa place.

Des attentes illusoires

Parmi les difficultés que vous allez rencontrer, certaines seront dues à votre propre idée que vous vous êtes fait de la situation :

  • « Je ne serais pas la marâtre«  :
    En ayant peur d’avoir le mauvais rôle, vous devenez laxiste (sans vous en apercevoir). Attention à rester vous-même.

  • « Je serais la super belle-mère » :
    Se comporter comme celle qui va sauver les enfants des souffrances qu’elle n’a pas causé, une belle-mère peut facilement s’oublier. Une fois de plus, restez vous-même. Ce comportement ne peut que vous faire perdre en estime de soi.

  • « Je serais comme une mère pour ses enfants » :
    Quelle que soit la configuration, il est illusoire d’espérer prendre la place de la mère d’un enfant. Se positionner comme belle-mère n’empêche pas de créer des liens très forts.

  • « Je dois aimer mes beaux-enfants » :
    Doit-on forcément aimer ses beaux-enfants comme ses enfants ? On peut se sentir coupable si l’amour n’est pas là. On ne peut rien forcer. Dites-vous que l’absence d’amour n’empêche pas d’être présente et attentionnée.

Comment t’aimer, toi et tes enfants ? L’auteur psychologue décrypte nos ressentis.

Le vécu émotionnel des belles-mères

Ce qui va suivre s’applique également aux beaux-pères. Dans ce chapitre, l’auteur décrit ce qu’un beau parent peut ressentir :

  • Un sentiment d’exclusion :
    En tant que belle-mère, vous restez au départ l’intruse qui entre dans une vie de famille déjà équilibrée. Il est commun d’avoir des enfants qui s’opposent (consciemment ou inconsciemment).

  • Un sentiment de solitude :
    Une belle-mère qui ne se sent pas soutenue par son compagnon et son entourage peut facilement se sentir seule. Elle se tait parfois pour éviter de froisser le père ou de peur de ne pas être comprise.

  • Un sentiment de stress :
    Une belle-mère, même lorsque tout va bien en apparence peut stresser facilement. Elle cherche souvent à faire le maximum pour avoir des relations harmonieuses et prend tout sur elle. L’idéal est de partager les tâches, sans avoir peur de générer des conflits.

  • Le sentiment de ne pas avoir le contrôle :
    On peut facilement sentir (à tort ou pas) qu’on n’a pas son mot à dire sur l’éducation des enfants, sur la décoration, sur des choix imposés par la mère et qui ne nous conviennent pas.

  • Un sentiment de culpabilité :
    On n’est pas forcément préparé à ce sentiment et pourtant on peut se sentir coupable de ne pas être au top pour les enfants, de ne pas plaire à la belle-famille, coupable de ne pas aimer ses beaux-enfants, etc. Il est important de détecter ce sentiment qui vous pousse à vous rabaisser pour vous faire « pardonner ». N’hésitez pas à en parler à votre compagnon.

  • Un sentiment de colère :
    Lorsque chacun exprime haut et fort ce qu’il pense, et surtout de manière négative, il est facile de se sentir en colère. De même si votre compagnon ne vous soutient pas.

  • Un sentiment de jalousie :
    Il peut être naturel de ressentir de la jalousie pour la fille de votre compagnon. Elle partage avec lui un lien fort. La jalousie se base souvent sur un manque de confiance en soi. Pour pallier à cela, créer des moments à vous. Pour renforcer votre lien avec votre compagnon tout en prévoyant des moments où ils pourront aussi passer du temps ensemble.

Vous êtes la mère, votre compagnon est le beau-père.

Selon une enquête menée par l’Insee en 2013, parmi les enfants vivantsavec un beau-parent, 79% vivent avec un beau-père ! Ce cas de figure est donc le plus commun.

Un rôle déterminant

Au bout des mois et des années, vous avez trouvé un nouvel équilibre avec vos enfants. La venue d’un nouveau compagnon chamboule tout. Les questions à se poser :

  • Quelle part de responsabilité voulez-vous lui donner?

  • Êtes-vous sur la même longueur d’onde pour l’éducation des enfants ?

Il est important de prévoir une période de transition, où la mère garde une importance majeure pour les décisions importantes et d’inclure au fur et à mesure votre compagnon.

Quelle place pour le beau-père de vos enfants ?

Il y a 3 positions possibles pour le beau-parent :

  • Vous lui confiez une partie de votre autorité et il participe activement à l’éducation des enfants. Il a son mot à dire pour toutes les grosses décisions. Ce rôle ne peut pas être imposé.

  • Il intervient partiellement. Sans faire figure d’autorité, il participe à la vie de famille, soutient vos enfants et montre de l’affection pour eux.

  • Votre compagnon ne souhaite assumer que son statut de… Compagnon. Il ne rentre pas en contact avec les enfants. Ce dernier choix, plus problématique n’aide que rarement la bonne au sein de la famille.

La relation avec vos enfants

Dans ce changement de situation, il est important d’anticiper et d’être patient :

  • Laissez le temps à vos enfants de s’adapter.

  • Rassurez-les sur votre amour inconditionnel.

  • Prévoyez du temps entre votre compagnon et vos enfants pour qu’ils tissent des liens.

  • Prévoyez du temps off (sans enfants) avec votre compagnon qui a peut-être subi soudainement le changement de situation (du célibat à la famille recomposée).

Mère ou belle-mère, prenez soin de vous !

Cela paraît évident. Avant d’être trop épuisée ou trop déprimée, prenez soin de vous afin de pouvoir relever les challenges de cette nouvelle famille recomposée.

Pour ne pas perdre le fil, vous pouvez vous poser les questions suivantes :

  • Quelles sont mes valeurs ? Mes principes ? Mes priorités ?

  • Quels sont mes rêves ? Mes aspirations ? Est-ce en adéquation avec l’organisation de cette nouvelle famille?

  • Qu’est-ce qui est négociable pour moi ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ?

  • Quelles sont mes limites ?

  • Suis-je assez claire avec les autres ?

  • Suis-je sous l’emprise de la peur ou de la culpabilité ?

  • Ai-je le sentiment d’être libre ?

  • Suis-je en train de devenir quelqu’un d’autre pour satisfaire mon compagnon, mes enfants ou autres ?

Pour prendre soin de vous, vous pouvez :

  1. Faire du sport et vous libérer ainsi du stress physique et mental.

  2. Réfléchir sur vous-même et sur la psychologie des enfants/ados pour vous stimuler.

  3. Continuer de vous épanouir dans vos relations amicales et familiales.

II. Du côté du père ou du beau-père

Le rôle des père et beau-pères (photos de Carly Rae Hobbins)
Le rôle des pères et beaux-pères (photos de Carly Rae Hobbins)

Plusieurs situations sont ici aussi possibles :

  • Vous avez des enfants et elle a des enfants : votre compagne est la belle-mère, vous êtes le beau-père.

  • Vous avez des enfants et elle n’en a pas : elle est la belle-mère.

  • Vous n’avez pas d’enfant et elle en a : vous êtes le beau-père.

Vous êtes le père, votre compagne est la belle-mère

Chaque cas de figure est différent. Si vous êtes le père, attention à ne pas négliger le ressenti de votre compagne. On est parfois très subjectif vis-à-vis de nos enfants et on minimise ce que notre compagne subit (ce qui pourrait la faire fuir).

Le vécu émotionnel des pères

Selon la configuration, un père peut ressentir :

  • Le sentiment de peur :
    Peur de ne pas passer assez de temps avec ses enfants. Peur de passer plus de temps avec ses beaux-enfants qu’avec les siens. Peur de voir un nouvel homme (le compagnon de votre ex) gagner en influence sur vos enfants. Il peut être difficile pour un homme d’exprimer ses craintes. N’hésitez pas à en parler à un proche ou un professionnel.

  • Le sentiment de culpabilité :
    L’auteur a reçu plusieurs personnes dans ce cas. Ils se sentent coupables de faire souffrir leurs enfants, coupables de ne pas passer assez de temps avec eux, coupable de les faire changer de domicile chaque semaine, etc. Ils en deviennent laxistes et laisse tout passer pour se faire « pardonner ».

  • La volonté d’être un super papa :
    Pour diminuer ce sentiment de culpabilité, les pères peuvent avoir tendance à vouloir se prouver à tout prix qu’ils sont de bons parents. Le père peut alors avoir tendance à développer une relation de copain plutôt que de père. Le point positif est que l’enfant se sent aimé et en sécurité. Ne perdez pas pour autant votre autorité, un enfant a besoin de cadres pour se développer.

Quelques conseils pour aider votre compagne

L’arrivée d’une belle-mère n’est pas facile, ni pour elle, ni pour les enfants. Pour bien anticiper la chose, voici quelques conseils :

  • Encourager vos enfants à lui faire le meilleur accueil possible.

  • Dites clairement à vos enfants la place qu’elle prendra dans la famille.

  • Prenez conscience de ses difficultés (elle peut se sentir impuissante car ne connaît pas toutes les données, le planning des vacances ou les horaires d’écoles par exemple).

  • Vos enfants ont le droit de ne pas aimer votre compagne, mais pas de lui montrer de l’hostilité ou de l’agressivité. Soyez ferme.

Vous êtes le beau-père, votre compagne est la mère

Globalement, l’arrivée d’un beau-père est bien mieux vécue que l’arrivée d’une belle-mère. Peut-être sont-ils moins impliqués dans la vie de famille? Peut-être que les enfants ont moins d’attente? Peut-être que les beaux-pères se mettent moins la pression? En tout cas, les conflits sont souvent moindres d’après les témoignages recueillis par l’auteur et c’est tant mieux 🙂

Le vécu émotionnel des beaux-pères

De la même manière que les belles-mères, un beau-père peut se retrouver devant beaucoup d’émotions et de ressenti différents :

  • « Nous n’avons plus d’intimité » : les enfants prennent une place de plus en plus importante, au point de masquer vos moments d’intimité. Cette situation est difficile. À vous de prévoir des temps à vous deux pour conserver cette relation de couple.

  • « Je me sens en compétition avec ses enfants » : son enfant veut l’attention de sa mère, vous souhaitez l’attention de votre compagne. Il est important pour vous de comprendre qu’il sera toujours là et qu’il va falloir composer intelligemment pour le bien-être de chacun.

  • « Je n’ai aucune reconnaissance » : il est difficile de s’investir autant et de ne pas avoir de reconnaissance en retour. Pire encore, on attend de certains beau-père qu’ils s’investissent en temps et financièrement, comme si cela était dû. Que le père soit présent ou pas, vous ne le remplacera jamais, mais vous pouvez prendre une place importante tout de même. Souvent le beau-père peut faire figure de mentor, d’inspiration pour son beau-fils, ce qui est très valorisant.

  • « Je n’aime pas les enfants de la compagne » : ce sentiment nourrit souvent de la culpabilité chez le beau-père. Il n’est pas naturel d’aimer ses beaux-enfants, ne vous forcez pas et restez respectueux.

  • « Elle a déjà deux enfants, j’en voudrais un mais elle est réticente » : une situation délicate qu’il est important de discuter avant de s’installer ensemble.

  • « Leur mère ne me donne pas de légitimité » : on aimerait que vous soyez une figure d’autorité mais on vous trouve trop dur, ou bien on lève vos punitions dans votre dos. La communication reste votre arme principale.

Comment t’aimer, toi et tes enfants ? L’auteur parle aussi du père, parfois oublié !

III. Du côté des enfants

Les enfants dans la famille recomposée? (Photo de Ashton Bingham)
Les enfants dans la famille recomposée? (Photo de Ashton Bingham)

Ce chapitre devrait vous aider à mieux comprendre ce que les enfants ressentent dans cette nouvelle configuration de famille recomposée.

Leurs besoins fondamentaux

Voici une liste de besoins à analyser chez votre enfant pour qu’il se sente le mieux possible :

  • Le sentiment de sécurité :
    Il a besoin de pouvoir faire confiance aux adultes. Il a besoin de pouvoir anticiper et d’être prévenu en avance (pour la rencontre avec sa belle-mère par exemple). Il a besoin de stabilité. Il a besoin d’être en sécurité avec ses nouveaux frères et sœurs.

  • Avoir un cadre clair et des limites :
    Ce besoin est primordial pour bien évoluer.

  • Se sentir aimé et écouté :
    Un enfant a besoin d’attention et de bienveillance. Plus il percevra un lien émotionnel fort, plus il sera détendu et se sentira en sécurité.

  • Être reconnu et valorisé :
    Un enfant qui passe d’une maison à l’autre a besoin de sentir qu’il est important et considéré, même pendant son absence.

  • Jouer et explorer :
    C’est une occasion en or de créer des liens. Partager des jeux ou des découvertes avec vos beaux-enfants et vous créera inévitablement un lien.

Comment les aider

Pour accompagner vos enfants dans cette nouvelle configuration, vous pouvez par exemple :

  • Anticiper les conflits : en étant attentifs à ces besoins fondamentaux (énoncés plus haut).

  • Être attentif à ses colères : en dehors de ces besoins fondamentaux, la situation la tourmente peut être plus qu’il le voudrait. Privilégier la communication.

  • Respecter son deuil : si sur le moment, la venue d’un beau-père ou d’une belle-mère peut leur paraître difficile à accepter. Le temps le permet de comprendre que c’est pour le bien de chacun et le bonheur de leur parent.

  • Éviter les conflits de loyauté : si chaque parent se critique ou critique le beau-parent, l’enfant se retrouve dans un conflit de loyauté. Il ne souhaite pas trahir sa mère au profit de sa belle-mère par exemple. La seule solution est, entre adultes, d’agir en bonne intelligence et de ne pas dénigrer autrui devant vos enfants. Inutile de le tirailler, sa situation est déjà assez complexe.

La naissance d’un nouvel enfant

Ce point est à éclaircir rapidement si le beau-parent souhaite un nouvel enfant. En effet, le parent ne recherche peut-être pas la même chose et c’est souvent un point bloquant.

En revanche, si l’arrivée d’un nouvel enfant est souhaitée, alors il est souvent bien vécu chez le nouveau père et la nouvelle mère. Il peut :

  • Aider à comprendre le lien qui unit déjà sa compagne à ses enfants.

  • Gagner naturellement en légitimité (auprès de la belle-famille par exemple).

Chez les enfants, cela peut être vécu de plusieurs manières :

  • Un enfant se voit attribuer un nouveau rôle (grand frère ou grande sœur)

  • Il a une place au sein d’une nouvelle famille unie par ce nouveau-né.

  • Certains peuvent se sentir menacés. Ils ont peur de devoir partager l’amour de leur parent. Attention à bien les rassurer.

IV. Du côté de l’ex

Et l'ex? père ou mère de l'enfant (Photo de Francisco Moreno)
Et l’ex? père ou mère de l’enfant (Photo de Francisco Moreno)

Un passé difficile

Lorsque l’on rencontre sa compagne ou son compagnon, on n’imagine pas forcément que son ex ai encore de la rancœur. C’est souvent un passé douloureux pour lui ou elle, surtout s’il ou elle n’a pas encore refait sa vie amoureuse.

Solitude, jalousie et estime de soi

Pour faciliter l’écriture et la lecture de ce passage, on parlera d’ex au masculin mais cela peut également s’appliquer aux femmes.

Un ex peut se sentir seul si :

  • Il n’a pas choisi la rupture.

  • Il voit son ex retrouver un compagnon.

  • Il voit ses enfants sous l’influence d’une nouvelle figure.

Les relations entre adultes

Les relations entre vous et votre ex ou du beau-parent et de l’ex sont parfois conflictuelles. Il réside souvent d’un côté ou de l’autre de la rancœur. Il est important, pour le bien des enfants :

  • de mettre sa rancœur de côté,

  • de prendre du recul,

  • d’agir en bonne intelligence.

V. L’autorité dans la famille recomposée

Autorité et nouvelle organisation (Photo de Jonathan Daniels)
Autorité et nouvelle organisation (Photo de Jonathan Daniels)

Établissez un rapport de confiance

Qui détient l’autorité dans une famille recomposée ? Il semble naturel pour un beau-père par exemple de vouloir participer à la vie de famille, à l’éducation des enfants et donc d’être également une figure d’autorité. Mais on ne s’impose pas n’importe comment, votre compagne ne vous laissera pas être trop dur avec ses enfants dans un premier temps par exemple. Voici quelques pistes pour vous aider :

  • Prenez le temps de construire une relation de confiance avec l’enfant.

  • Définissez vos attentes avec votre la mère des enfants (votre compagne).

  • Ne forcez rien.

  • Soyez aussi stable et constant que possible.

  • Montrez du respect aux enfants pour en avoir en retour.

  • Demandez le soutien de votre compagne (c’est lui qui vous transmettra la légitimité nécessaire au départ).

Quand les conflits éclatent

Des conflits entre beau-parent et enfants sont bien sûr à prévoir. Voici une liste d’erreurs stratégiques à éviter :

  • Ne soyez pas trop rigide. La tolérance zéro est souvent contre-productive.

  • Ne soyez pas trop laxiste : s’il voit que le chantage affectif fonctionne par exemple, l’enfant peut être tenté d’en user.

  • Ne vous référez pas systématiquement au parent de l’enfant.

  • Toujours faire preuve de respect, même dans un conflit.

  • Analyser les faits après coup : le conflit provient peut-être d’un problème plus profond.

Des stratégies de succès

Pour diminuer le nombre de conflits, vous pouvez explorer ces quelques pistes :

  • Être un couple solide : montrer une stabilité au sein de votre couple permet de signaler aux enfants que vous ne pouvez pas être déstabilisé.

  • Prendre le temps de se parler : mettre à volant et décider ensemble des règles de vie dans la famille permet d’anticiper les conflits.

  • Impliquer les enfants : fixer des règles en impliquant les enfants favorisera leur coopération.

Le dernier recours : se désengager

L’auteur parle d’une solution à mettre en œuvre seulement en dernier recours. Se désengager des responsabilités familiales est une décision lourde. Elle peut être motivée par le fait que rien n’a fonctionné et que le beau-parent a besoin avant tout de prendre soin de lui. Ceci nécessite bien sûr une bonne réflexion en amont et une discussion avec le parent puis avec les enfants.

VI. Vivre ensemble

Comment vivre ensemble maintenant? (Photo d'Adam Sherez)
Comment vivre ensemble maintenant? (Photo d’Adam Sherez)

L’influence des proches

Plusieurs cas de figure peuvent arriver. La belle-famille peut vous accueillir les bras ouverts comme vous voir d’un mauvais œil en vous comparant à l’ex. Les amis sont parfois encore en relation avec l’ex qui vous critique ouvertement. Dans tous les cas, un équilibre viendra avec le temps, il n’y a rien à faire en particulier.

La place de l’argent

Bien que ce sujet soit délicat, voire tabou, il est important de l’aborder. L’auteur fournit des cas de figure rencontrés où :

  • L’homme paye toujours une pension à son ex.

  • La femme a oublié de changer le nom du bénéficiaire sur son assurance-vie (qui est au nom de l’ex)

  • Un homme qui paye toujours les dettes colossales de son ex pour lesquelles il était garant.

  • Etc..

De nombreuses mauvaises surprises peuvent surgir et il est bon d’être prévenu. Chacun est censé être autonome financièrement mais quand un enfant entre en jeu, mieux vaut éclaircir chaque point avant de s’installer ensemble, même si cela n’est pas très romantique.

Comment t’aimer, toi et tes enfants ? Mais surtout comment vivre tous ensemble ? 

La visite des enfants

La visite des enfants est une organisation à part entière. Voici une synthèse des points abordés par l’auteur :

  • Pour les beaux-parents : certains ressentent une pression lors de la visite des enfants car ils pensent que leur relation avec eux déterminera leur relation avec le compagne ou compagnon.

  • Pour les parents : on a tendance à vouloir faire plaisir au maximum à l’enfant lorsqu’il est avec nous au point d’être un peu laxiste (sur les devoirs par exemple). Attention à bien inclure le beau-parent et ne le laisser de côté dans ces moments-là.

  • Pour les enfants : certains s’adaptent facilement, certains prennent plus de temps à faire le deuil de leur famille (selon l’âge).

  • Respecter le territoire de l’enfant : lui laisser une place chez vous même lorsqu’il n’est pas là. Il doit pouvoir se sentir chez lui et pas seulement en visite chez son parent.

  • Anticiper les activités : pour que votre enfant s’imagine plus facilement vos retrouvailles.

  • Prévoir des temps de partage : pour parler des projets de l’enfant.

Ce que l’on peut retenir (“Comment t’aimer, toi et tes enfants?”)

Comment t'aimer toi et tes enfants - Ce que l'on peut retenir

Finalement ce livre nous donne pas mal de pistes pour les familles recomposées. Voici l’essentiel que l’on peut en retenir :

  • Avancez pas à pas et soyez patient.

  • Si vous êtes beau-parent, renoncez au fait de prendre la place du père ou de la mère de vos beaux-enfants.

  • Établissez rapidement des règles de fonctionnement, si possible avec les enfants.

  • Présentez un front uni face aux enfants et à leur père ou leur mère.

  • Concentrez-vous sur le positif.

  • Anticiper le plus possible : les vacances, les fêtes de fin d’années, les dépenses, etc.

  • N’hésitez pas à solliciter de l’aide : familiale, amicale ou professionnelle.

  • Prenez soin de vous : faites du sport, allez voir vos amies, retrouvez des activités qui vous tiennent à cœur. N’attendez pas d’être à bout.

Mon avis (avantages et inconvénients)

Au final on se retrouve avec un livre assez complémentaire du premier que j’avais lu. Il n’a pas le côté illustré mais en revanche il est plus précis (peut-être le fait que l’auteur soit docteur joue…). J’aime bien le fait d’avoir autant de témoignages. Chaque situation est différente et ces témoignages le montrent bien.

En revanche, je trouve que ce livre permet surtout de mettre des mots sur ce que chacun peut ressentir : le parent, le beau-parent et les enfants. Mais il n’y a pas forcément beaucoup de solutions apportées. L’auteur donne beaucoup de pistes mais sans jamais prendre parti.

Je pense donc que ce livre peut convenir à toute personne qui se lance (ou qui est déjà lancé) dans l’aventure de la famille recomposée et qui se posent un tas de questions. C’est un livre qui rassure car on se sent compris !

Pour lire plus d’avis sur ce livre : cliquez ici !

Si vous êtes vous-même dans une situation de famille recomposée, raconter vos succès ou difficultés dans les commentaires 🙂

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